Le satellite Gaia part sur orbite, jeudi 19 décembre. Ce télescope européen chasseur d'étoiles doit être lancé par une fusée Soyouz depuis la Guyane. Construit à Toulouse pour le compte de l'Agence spatiale européenne, Gaia présente une masse de 2 tonnes, un diamètre de 3,8 mètres et une hauteur de 4,4 mètres.

Placé sur une orbite elliptique à 1,5 million de kilomètres de la Terre, Gaia doit effectuer une mission de cinq ans. Toutefois, les consommables à bord sont dimensionnés pour six années de fonctionnement. Le satellite compte trois instruments différents : un instrument d'astrométrie, pour déterminer la position, le mouvement et la distance des étoiles ; un instrument de photométrie, pour mesurer l'éclat et la couleur des étoiles ; un spectromètre pour préciser le type de leur lumière.

Localiser un milliard d'étoiles

La mission de Gaia sera de cartographier en 3D la Voie lactée. Les astronomes estiment qu'il pourra localiser un milliard d'étoiles, soit 1% des étoiles de notre galaxie. Ils espèrent qu'il pourra aussi détecter 300 000 astéroïdes, 1 000 à 2 000 céphéides (des étoiles géantes dont l'éclat varie de manière extrêmement régulière), près de 500 000 quasars (les galaxies les plus lumineuses), et encore 10 000 à 20 000 exoplanètes.

Le satellite enverra sa récolte de données quotidiennement sur Terre, pendant huit heures chaque jour. Le coût de la mission est évalué à 740 millions d'euros, auquel il faut ajouter celui du consortium en charge du traitement des données, estimé à environ 200 millions d'euros.

Impression graphique du télescope européen Gaia, réalisée par l'Agence spatiale européenne, le 8 août 2013.
Impression graphique du télescope européen Gaia, réalisée par l'Agence spatiale européenne, le 8 août 2013. (D. DUCROS / ESA / AFP)