Le jeu Angry Birds a aussi servi d'espion pour la NSA

C'est le New York Times qui le révèle ce lundi. La NSA, l'agence américaine de renseignement,  et son homologue britannique GCHQ se servent des nombreuses applications pour smartphones pour collecter des données sur les utilisateurs. Facebook, Google Maps ou encore le jeu populaire Angry Birds ont ainsi servi de mouchards.

(Lucas Jackson Reuters)
Radio France

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Rien de plus innocent, en apparence, que d'aller, avec son
smartphone, bombarder quelques cochons avec des oiseaux – le principe d'Angry
Birds. Rien de bien dangereux que de "poker" un ami sur Facebook où de
chercher son chemin vers son dentiste grâce à son téléphone.

Sauf
que ces applications anodines que bon nombre utilisent quotidiennement, ont
également servi d'espion à la NSA et à son homologue britannique le GCHQ. En
effet, selon le New York Times , chaque fois que quelqu'un utilise une application sur son
smartphone, ce programme fait apparaître quantité de données sur la
localisation de l'utilisateur ou encore la liste de ses contacts. Des
renseignements que les deux agences collectent avec gourmandise dans le cadre
de leur vaste programme d'espionnage.

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Les applications : "des pépites" pour la NSA

Dans un rapport datant
de 2010, la NSA décrit ainsi la surveillance des applications comme une
"pépite". Sollicitée par l'Agence France Presse, l'agence américaine
s'est retranchée derrière sa ligne de défense désormais traditionnelle : "Les
communications des personnes qui ne sont pas des cibles étrangères valides
n'intéressent pas la NSA qui ne dresse pas le profil des Américains ordinaires.
Nous collectons seulement les communications qui sont autorisées par la loi
pour des raisons de surveillance et de contre-espionnage de cibles étrangères,
quels que soient les moyens techniques utilisés par les cibles.
"

Ces nouvelles
révélations interviennent après celles concernant les récupérations de SMS, les
écoutes de dirigeants étrangers ou encore la surveillance de plate-forme de
jeux en ligne. 

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