#BrusselsLockDown : "L'humour est toujours une forme de résistance" (Philippe Geluck)

Ce lundi, la police belge a remercié les internautes qui ont suivi les consignes pour ne pas divulguer d'informations sur les interventions en cours à Bruxelles pendant le week-end en diffusant sur Twitter la photo d'un bol de croquettes pour chats. Une réaction d'humour qui n'est pas sans déplaire au dessinateur Philippe Geluck.

(Philippe Geluck n'a "pas encore réussi à dessiner sur le sujet" © MaxPPP)
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Radio France

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Les Belges ont répondu dimanche soir avec humour aux demandes des autorités de ne pas divulguer d'informations sur les opérations antiterroristes de la police sur les réseaux sociaux. A la place, ils ont envahi la toile de petits chats. La police fédérale a ensuite tenu à remercier les chats pour leur action civique. 

Pour l'auteur de la bande dessinée Le Chat,  ce traits d'humour est digne du pays de la bande dessinée. "On est vraiment en Belgique!",  a réagi Philippe Geluck sur France Info. "Quand on pense que l'on est dans une période aussi noire, aussi grave et aussi triste, que la police arrive à faire un clin d'œil de ce genre montre que l'on est vraiment au pays du surréalisme."  Selon le dessinateur belge cela entre dans la tradition de l'humour de son pays. "L'humour est toujours une forme de résistance. C'est une manière de survivre de dire que l'on est là debout. L'humour c'est le synonyme de la vie!"

"C'est angoissant de voir des blindés dans les rues "

Lui-même résidant à Bruxelles, il avoue avoir "été mis KO par cette actualité". D'ailleurs, il n'a "pas encore réussi à dessiner sur le sujet". " Je ne suis pas dessinateur de presse et je n'ai pas ce réflexe qu'ont tous mes collègues de prendre le crayon pour réagir à l'actualité ."

Au cœur de l'actualité, il a pu observer la mise en place de l'état d'urgence dans sa ville. "C'est angoissant de voir des blindés dans les rues. D'un côté cela rassure mais cela inquiète aussi" . Il apporte cependant une vision plus globale de ces événements tragiques. "Ce que l'on vit depuis 15 jours, c'est ce que vivent des populations depuis des années à travers le globe avec des explosions, des attentats, des morts, des blindés dans les rues… la souffrance de ces populations, on ne l'a jamais autant réalisée que maintenant."

Philippe Geluck répond à Célyne Baÿt-Darcourt

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