La Lune a eu une atmosphère "éphémère" (et cela pourrait servir à de prochaines expéditions dans l'espace)

Selon une nouvelle étude, des gaz pourraient encore être piégés dans les glaces lunaires. Ils pourraient s'avérer utiles pour établir une base sur notre satellite.

La Lune au-dessus de la ville de Mexico, le 6 octobre 2017.
La Lune au-dessus de la ville de Mexico, le 6 octobre 2017. (ISAIAS HERNANDEZ / NOTIMEX / AFP)
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La Lune n'a pas toujours été un "corps rocheux dépourvu d'air", selon David Kring. Ce scientifique américain et ses collègues du Lunar and Planetary Institute, du Center for Lunar Science Exploration et de la Nasa ont découvert que le satellite de la Terre avait une atmosphère il y a 3,5 milliards d'années, rapporte L'Express lundi 9 octobre. L'activité volcanique de la Lune était alors si intense que les gaz expulsés n'avaient pas le temps de s'évaporer dans l'espace, explique une étude publiée dans Earth and Planetary Science Letters. Une atmosphère s'est donc progressivement créée à la surface du satellite.

Une atmosphère "éphémère"

Cette atmosphère a été "1,5 fois plus épaisse que celle qui entoure Mars aujourd'hui", explique encore David Kring au site Phys.org (en anglais). "Ephémère", elle n'a existé que durant 70 millions d'années, avant d'être soufflée par les vents solaires. La masse et le champ magnétique de la Lune ne sont effet pas assez puissants pour retenir durablement les gaz produits par son activité volcanique.

Cette découverte pourrait toutefois servir lors de futures expéditions sur notre satellite. Certains gaz auraient en effet pu être piégés dans la glace des pôles et des zones les plus froides de la Lune, selon les auteurs de l'étude. Ils pourraient donc être utilisés par les astronautes pour se fournir en eau et en air ou encore pour fabriquer du carburant pour les fusées. Cela permettrait non seulement d'installer une base sur la Lune, mais aussi de se servir de notre satellite comme d'un point de départ vers des destinations plus lointaines, comme la planète Mars.