Espace : "Il y a peut-être un milliard d'exoplanètes, rien que dans notre galaxie"

L'agence spatiale américaine présente le 22 février ses dernières découvertes sur les exoplanètes. Les explications de Philippe Droneau, directeur des publics de la Cité de l'espace, à Toulouse.

Illustration planètes.
Illustration planètes. (MAXPPP)
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franceinfoJulien MochRadio France

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La Nasa, l'agence spatiale américaine, présente mardi 22 février l'état de ses recherches sur les exoplanètes, ces corps célestes situés en dehors de notre système solaire. Philippe Droneau, le directeur des publics à la Cité de l'espace de Toulouse, nous éclaire sur ces exoplanètes.

franceinfo : Comment définit-on une exoplanète ?

Philippe Droneau : C'est une planète hors de notre système solaire. Nos planètes de notre système tournent autour du Soleil. Et notre planète Terre est bien placée par rapport au Soleil pour abriter la vie. Vénus est trop chaude. Mars, c'est trop froid et un peu sec. Même si, dernièrement avec le robot Curiosity, et nos dernières avancées, on a compris qu'il y a quelques milliards d'années, Mars était habitable. Il y avait de l'eau chaude, de l'eau qui coulait  sur Mars, et on peut penser que la vie est apparue, mais on ne le sait pas encore. Ça, c'est notre sytème solaire. On a, tout autour de ce système, plein de petits corps et des planètes naines.

Comment savoir si exoplanète est habitable ou pas ?

C'est la grande question. On a déjà découvert d'autres grosses planètes, comme Jupiter, qui est 1 000 fois plus grosse que la Terre. Maintenant, on détecte des planètes beaucoup plus petites, plutôt rocheuses et qui sont à une distance de leur étoile qui leur permet de ne pas être trop chaude, de ne pas brûler, ou alors elles ne sont pas trop éloignées, donc pas trop froides. La température doit être comprise entre 0 et 50 degrés pour que l'eau soit liquide. 

Mais comment font les scientifiques pour déterminer la composition d'une exoplanète ?

En 1996, on a détecté une première exoplanète, maintenant on en est à 4 000 ou 5 000 et il y aura rapidement 10 000 autres. On pense qu'il y a peut-être un milliard d'exoplanètes situées à une bonne distance de leur étoile, uniquement dans notre galaxie. 

Si on découvre une planète sœur de la Terre, combien de temps faudrait-il pour voyager jusqu'à elle ? Et est-ce réalisable ?

Non. Des gens y pensent d'un point de vue théorique mais ce n'est pas réalisable actuellement. Même avec les meilleurs télescopes au monde, on a des difficultés, actuellement, à détecter les objets qui sont juste à la fin de notre système solaire. On détecte très facilement les étoiles, mais pas les exoplanètes. Il faudrait tout de même 25 000 ou 40 000 ans pour être tout près, à la première étoile, donc c'est impossible.

Quel est l'intérêt de rechercher des exoplanètes ?

L'intérêt est énorme parce que notre histoire est là, dehors. Avec le robot Philae qui s'est posé sur la comète Tchouri, on a appris des choses absolument incroyables sur notre histoire, sur ce qui est autour de nous, sur ces dangers qui arrivent depuis l'espace. Il y a des bénéfices, mais aussi des dangers. On apprend aussi beaucoup sur la physique, l'astrophysique.

"Il y a peut-être un milliard d'exoplanètes seulement dans notre galaxie" - Philippe Droneau, directeur des Publics de la Cité de l'espace de Toulouse

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