En hiver, notre cerveau fonctionne mieux qu'en été

Selon une étude dévoilée dans une revue scientifique américaine, le cerveau consomme moins d'énergie à cette saison.

Pour accomplir la même tâche cognitive, notre cerveau réclame moins d'énergie en hiver qu'en été. 
Pour accomplir la même tâche cognitive, notre cerveau réclame moins d'énergie en hiver qu'en été.  (SKX / AFP)
avatar
France Télévisions

Mis à jour le
publié le

Notre cerveau travaille différemment en fonction des saisons. C'est la conclusion d'une étude publiée par la revue scientifique américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (en anglais), relayée par le New York magazine. Cette étude a été menée sur 28 personnes. Elle était destinée à l'origine à tester les effets cognitifs de la privation de sommeil. Mais l'étude a été étendue de mai 2010 à octobre 2011 pour des raisons méthodologiques, rapporte Science et vie

Ces volontaires ont passé deux tests durant cette période, l'un consistant à mesurer l'attention soutenue, l'autre à évaluer la mémoire. Les résultats ont été observés grâce à l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle. Or, selon la saison, les taux et les zones d'activation cérébrales ont variés. Ces variations ont été constantes pour tous les cobayes.

Des résultats pour l'instant inexpliqués

Ces changements ne sont pas dus à des "variations des paramètres psychologiques, comportementaux, endocriniens ou neurophysiologiques", d'après les auteurs de ces travaux. Conclusion : pour effectuer une tâche qui requiert une forte attention, l'activité cognitive est plus intense en été qu'en hiver. Cela ne signifie pas qu'on est plus intelligent en été puisque les résultats sont similaires, cela signifie que notre cerveau "consomme moins d'énergie" en hiver et qu'il est donc plus efficace.

"Malgré le sentiment subjectif que l'on peut être mentalement lent en hiver, nos données ne permettent de vérifier cette intiution", résume l'un des chercheurs à l'originaire de l'étude. Toutefois, nombre de questions restent sans réponse. Car si les chercheurs ont obtenu ces résultats, ils ne peuvent pas encore les expliquer. On ignore l'origine de ce phénomène mais aussi quel bénéfice notre cerveau peut tirer de cet avantage saisonnier.