Un satellite franco-chinois va scruter les océans

Les agences spatiales française et chinoise ont dévoilé, vendredi, leur premier satellite commun. Lancé en 2018 par la Chine, il permettra notamment de mieux prévoir les tempêtes et les cyclones.

La Terre vue de l\'espace par un instrument de la Nasa, l\'agence spatiale américaine, le 4 janvier 2012.
La Terre vue de l'espace par un instrument de la Nasa, l'agence spatiale américaine, le 4 janvier 2012. ( NASA)
avatar
franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

Son nom : CFOSAT. Pour "China-France Oceanography SATellite". Voilà le premier satellite franco-chinois qui a été dévoilé, vendredi 20 octobre, par les agences spatiales des deux pays. Il sera lancé en 2018 par la Chine et sera chargé de mieux prévoir la météo. "Concrètement, il va servir à mieux prévoir les fortes tempêtes, les cyclones ou encore les vagues pour tout ce qui est loisirs côtiers", a expliqué à l'AFP Danièle Hauser, le responsable scientifique du projet côté français.

C'est aussi une avancée pour les climatologues. Ce satellite leur permettra de mieux comprendre les interactions entre les océans et l'atmosphère. "On peut penser que si on prédit mieux les changements de climat, on saura mieux les prévenir", a souligné Patrick Castillan, le chef du projet au Centre national d'études spatiales, l'agence spatiale française.

Conçu par le Cnes et son homologue chinois CNSA (China National Space Administration), l'engin embarquera deux radars : le SWIM français (qui mesurera la direction et la longueur d'onde des vagues) et le SCAT chinois (qui analysera la force des vents et leur direction).

Une durée de vie de trois ans

Au début, le projet avait été proposé aux agences spatiales française et européenne. Mais le rapprochement franco-chinois sur l'espace, à l'oeuvre depuis une décennie maintenant, a fait pencher la balance en faveur de la Chine. "Il y a une partie politique, clairement, reconnaît Danièle Hauser, le responsable scientifique du projet côté français.  Et il y a aussi une partie opportunité, car la France et la Chine étaient toutes les deux intéressées par une mission d'océanographie."

Nous nous sommes associés à la France parce que nous étions certains du soutien des deux Etats, mais aussi en raison de l'expertise française en matière de sonde d'analyse des vagues.

Wang Lili, chef de projet côté chinois

à l'AFP

Le satellite sera placé en orbite autour de la Terre durant le deuxième semestre 2018 grâce à une fusée chinoise "Longue Marche". Il aura une durée de vie de trois ans.