VIDEO. Accident thérapeutique à Rennes : Touraine aurait voulu "une alerte plus rapide"

La ministre de la Santé a toutefois assuré, sur RTL lundi, qu'il n'y a "aucune raison" de "suspendre les essais cliniques".

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Elle n'a pas apprécié et elle le fait savoir. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, n'a été informée de l'accident grave survenu au cours d'un essai thérapeutique à Rennes (Ille-et-Vilaine) que jeudi, alors que le premier volontaire avait été hospitalisé en urgence le dimanche précédent, a-t-elle assuré, lundi 18 janvier, au micro de RTL.

"Un problème majeur, massif, inédit en France"

"Une alerte plus rapide aurait été appréciée, a insisté la ministre. Face à un événement aussi grave, on attendait du laboratoire qu'il se manifeste plus rapidement auprès des autorités sanitaires."

Un patient est mort dimanche, après à sa participation à cet essai clinique d'un nouveau médicament sur une molécule censée soulager douleurs et anxiété. Cinq autres patients sont hospitalisés, dont quatre présentent des troubles neurologiques dont la gravité n'a pas été précisée. Leur état est "stable", a précisé Marisol Touraine.

"Il y a un problème majeur, massif, inédit en France, nous devons comprendre ce qui s'est passé, mais rien ne justifie d'interrompre l'ensemble des essais cliniques", a-t-elle assuré. Et, renchérit-elle, "aucune raison, aujourd'hui, ne justifie de suspendre les essais cliniques" en France.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, lors d'une conférence de presse au CHU de Rennes (Ille-et-Vilaine) après un accident grave lors d'une essai thérapeutique.
La ministre de la Santé, Marisol Touraine, lors d'une conférence de presse au CHU de Rennes (Ille-et-Vilaine) après un accident grave lors d'une essai thérapeutique. (DAMIEN MEYER / AFP)