Trois jours après la découverte de l'interversion d'un diurétique et d'un somnifère dans plusieurs lots de médicaments, les questions sont plus nombreuses que jamais. Jennifer Knock, de France 2, récapitule.

Tout a commencé, vendredi 7 juin, dans une officine d'Ille-et-Vilaine. Une patiente, qui prenait du furosémide, se plaint de somnolence auprès de son pharmacien. Celui-ci note une anomalie, et prévient l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), qui donne l'alerte. Au total, deux lots de somnifères conditionnés comme du furosémide et commercialisés par Teva, référencés Y176 et Y175, font l'objet d'une mesure de rappel.

Cette erreur est-elle pour autant dangereuse pour la santé ? Une enquête est en cours, mais à Marseille, un nonagénaire décédé dimanche était en possession d'une plaquette issue d'un des lots mis en cause. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, assure que le fait que le médicament soit un générique n'a rien à voir avec la confusion.

Le laboratoire Teva a procédé au retrait de lots de furosémide, le 7 juin 2013.
Le laboratoire Teva a procédé au retrait de lots de furosémide, le 7 juin 2013. (MAXPPP)