Tampons hygiéniques : des résidus "potentiellement toxiques" détectés par "60 millions de consommateurs"

Le magazine de défense des consommateurs a repéré des dioxines, du glyphosate et d'autres pesticides dans un échantillon de protections féminines.

Dans son numéro de mars 2016, "60 millions de consommateurs" pointe la présence de résidus "potentiellement toxiques" dans les tampons et protections féminines. 
Dans son numéro de mars 2016, "60 millions de consommateurs" pointe la présence de résidus "potentiellement toxiques" dans les tampons et protections féminines.  (ALICE S. / BSIP / AFP)

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Les tampons hygiéniques peuvent-ils nuire à la santé des femmes ? Dans son numéro, le magazine 60 millions de consommateurs pointe la présence de résidus "potentiellement toxiques" – dioxines, glyphosate et autres pesticides – dans les tampons et protections féminines. Certes, admet la revue de l'Institut national de la consommation, "les niveaux relevés sont faibles". Mais certaines de ces substances sont soupçonnées d'être des perturbateurs endocriniens et les données scientifiques manquent pour évaluer le risque pour les femmes, selon lui.

La présence de résidus de substances potentiellement toxiques a ainsi été détectée dans 5 des 11 protections féminines analysées par 60 Millions de consommateurs. Le magazine fait notamment état de "traces de dioxines dans deux tampons périodiques de grandes marques, sur trois testés". Par ailleurs, des "résidus de glyphosate", ingrédient chimique utilisé dans les désherbants, dont le Roundup, "ont été trouvés dans des protège-slips d'une marque qui se revendique pourtant bio".

La composition des produits bientôt sur les emballages ?

Au vu de ces résultats, l'Institut national de la consommation "alerte les pouvoirs publics et demande la mise en place d'une réglementation spécifique pour les protections féminines, imposant une plus grande transparence et des contrôles plus rigoureux ainsi qu'un étiquetage de la composition". En 2015, une étudiante française avait lancée une pétition réclamant la mention des composants des tampons hygiéniques sur les emballages. Son action faisait suite à l'histoire d’une jeune mannequin américaine amputée de la jambe à cause d'un syndrome du choc toxique dû à un tampon hygiénique. La pétition avait engrangé plus de 180 000 signatures.