Vaccin contre l'hépatite B : le carton rouge de Michel et Marina contre les marchands de doute

La justice l'a confirmé : il n'est pas possible d'avérer un lien entre la vaccination contre l’hépatite B et l’apparition de certaines maladies neurologiques telles que la sclérose en plaques. En ouverture du Magazine de la Santé du 15 mars 2016, Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse ont adressé un "carton rouge" aux journalistes et médecins qui, dix-sept années durant, ont alimenté la polémique sur la dangerosité de ce vaccin.

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Michel Cymes : "Cela fait près de 18 ans qu'est née la polémique sur le vaccin contre l'hépatite B. Et cela fait près de 18 ans qu'est née cette émission que vous regardez aujourd'hui, Le Magazine de la santé. Près de 18 ans que nous vous répétons, année après année, qu'il n'y a aucune preuve scientifique d'un quelconque lien entre ce vaccin et les maladies neurodégénératives comme la sclérose en plaques."
 
Marina Carrère d'Encausse :
"Nous surveillons depuis 18 ans toute la littérature scientifique, médicale sur tous les sujets, et nous vous relayons les informations le plus objectivement possible. Nos reportages et nos prises de position sur le danger de ne pas vacciner ses enfants contre l'hépatite B nous ont valu, au fil des années, critiques, commentaires acerbes et suspicion de collusion avec les laboratoires. Comment pouvions-nous faire la promotion du vaccin anti-hépatite B si nous ne touchions pas de l'argent des laboratoires qui le fabriquaient ? Aujourd'hui, ce n'est pas nous mais la justice qui confirme que ce vaccin n'est pas en cause."
 
Michel Cymes :
"Durant ces 18 années, ce sont des centaines de milliers d'enfants, une génération entière, qui est passée à côté de cette protection. La faute aux politiques, aux journalistes, mais aussi aux médecins qui relayaient les rumeurs et fausses informations, parfois par méconnaissance ou incompétence, souvent par idéologie. Dans les prochaines années, des personnes mourront d'hépatite fulminante, de cirrhose, de cancer du foie, qui auraient pu être évités par le vaccin. Pas sûr qu'on demande des comptes aux responsables de ce qui est aussi un énorme scandale sanitaire…"