Une nouvelle greffe de mains réalisée à Lyon !

Un patient d’une cinquantaine d’années a reçu, le 22 novembre dernier, une greffe des deux mains. Celle-ci a été effectuée par l’équipe médicale du CHU de Lyon.

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Un homme d’environ 50 ans, amputé des quatre membres, a bénéficié d’une greffe bilatérale de mains, en novembre dernier, selon les informations du Figaro du 1er février 2017, confirmées à Allodocteurs.fr par l'Agence de Biomédecine. Le patient vit dans le Nord de la France, mais a été greffé à Lyon.

Le Pr Jean-Michel Dubernard avait réalisé la première greffe de main au monde en 1998, faisant de la France un pays précurseur dans ce secteur. Depuis, environ 80 personnes ont reçu ce type de transplantation. Mais depuis quelques années, les greffes de mains ont été suspendues, les programmes de recherche ayant été interrompus.

Cet été, Laura, une Française de 28 ans, a dû partir se faire greffer les deux avant-bras aux Etats-Unis, accompagnés par le Pr Laurent Lantiéri, son chirurgien parisien.

Après cet épisode, le gouvernement a réagi et le député socialiste Jean-Louis Touraine, a déposé un texte pour reprendre ce type de greffe. L’Assemblée nationale a voté, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017, cet amendement 936, début novembre en première lecture.

Le texte sort ce type d’interventions du cadre de la recherche. Il se concentre sur les greffes "d’organes ou de tissus ou de greffe composite exceptionnelle de tissus vascularisés", c’est-à-dire les mains, les membres inférieurs et le visage. "L’agence régionale de santé peut, après avis conforme d’un comité national constitué à cet effet, autoriser un établissement de santé à pratiquer une activité de greffe exceptionnelle", précise l’amendement. Le texte est rentré en application le 1er janvier 2017.

La greffe des mains réalisée à Lyon entre, elle, dans l'ancien cadre juridique, celui du programme hospitalier de recherche clinique, le PHRC. "Le patient greffé était le dernier faisant parti du PHRC. Il nous restait une place», explique l'Agence de biomédecine. Reste maintenant à savoir si de nouvelles greffes pourront être rapidement réalisées, et dans quel cadre juridique.