Greffes d'organes : avec une hausse en 2016, l'objectif du plan greffe est dépassé

Le nombre de greffes d'organes a progressé de 2,5% en 2016 par rapport à l'année précédente. Les donneurs vivants sont plus nombreux, mais le taux de refus reste élevé.    

L\'an dernier, 5 891 greffes d\'organes ont été réalisées en France, soit une hausse de 2,5% par rapport à 2015. 
L'an dernier, 5 891 greffes d'organes ont été réalisées en France, soit une hausse de 2,5% par rapport à 2015.  (MAXPPP)
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Bruno RougierfranceinfoRadio France

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Le nombre de greffes d'organes a atteint 5 891 l'an dernier, soit une hausse de 2,5% par rapport à 2015. L'objectif annuel des 5 700 interventions du plan greffe 2012-2016 a ainsi été dépassé. Pour arriver à ce résultat, les sources de prélèvements de greffons se sont développées, notamment grâce aux donneurs vivants.

Une prise de conscience 

En cinq ans, le nombre de greffes d'organes en France a augmenté de 17 %. Parmi les interventions chirurgicales, les greffes de reins restent les plus fréquentes avec 3 615 greffes réalisées en 2016, soit une augmentation annuelle de plus de 4 %. Pour cet organe, le nombre de greffes, réalisées en partant de personnes en vie, a augmenté de près de 6 %, ce qui montre une réelle prise de conscience autour de cette question des donneurs vivants. Le second organe le plus greffé en France est le foie avec 1 322 greffes réalisées en 2016, contre 1 365 l'année précédente. Il s'agit du seul organe concerné par une diminution établie à 3 %.

Toujours trop de refus de dons 

La majorité des prélèvements ont été réalisés sur des personnes en état de mort encéphalique dont la moyenne d'âge, à 56 ans, reste stable. Toutefois, un point négatif est à relever du côté des dons. Le taux de personnes qui s'opposent au prélèvement d'organe reste élevé, avec près de 34 % de refus, alors que dans le même temps près de 23 000 patients sont en attente d'un organe. Une nouvelle loi est entrée en vigueur le 1er janvier 2017. Si depuis 1976, la loi fait de chaque Français un donneur d'organes présumé, un refus peut désormais s'inscrire sur un registre national. La décision peut aussi être confiée à un proche, par écrit ou de vive voix.