Sexe, drogue, sommeil, alimentation : la santé des lycéens et des étudiants se dégrade

Dans l'ensemble, les étudiants et lycéens se nourrissent moins bien qu'avant, dorment moins et se droguent plus, selon le baromètre annuel de la Smerep publié jeudi.

Un couple d\'étudiants prenant le petit déjeuner. 
Un couple d'étudiants prenant le petit déjeuner.  (NIGHTMARO / MAXPPP)
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Solenne Le HenfranceinfoRadio France

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Les lycéens et étudiants français ont une santé de plus en plus précaire. Si l’on en croit le baromètre annuel de la Smerep publié jeudi 29 juin, la mutuelle étudiante constate que la part des 14-22 ans se déclarant malades augmente. Dans l'ensemble, ils se nourrissent moins bien qu'avant, dorment moins, et se droguent plus.

Les campagnes d’information inefficaces 

Dans cette étude, on apprend aussi que si les étudiants sont abreuvés depuis leur plus tendre enfance de messages et de campagnes de prévention en matière de santé, à chaque fois, ces messages semblent entrer par une oreille, et ressortir par l'autre.

Ainsi, le programme "MTes dents", devrait forcément évoquer quelque chose aux plus jeunes, puisque deux lycéens et étudiants sur trois y ont été sensibilisés l’année de leur 18 ans. Un sur trois dit ne pas s'en souvenir. Conséquence : un quart des adolescents et jeunes adultes ne se brosse pas les dents deux fois par jour. Et pourtant, les spécialistes pensaient cette pratique acquise. 

Certains pensent encore qu'on peut guérir du sida

L’exemple du sida est frappant, lui aussi : 98% des 14-22 déclarent avoir été informés sur le virus pendant leur scolarité. Et pourtant, 37% des lycéens et 54% des étudiants n'utilisent pas systématiquement de préservatif lors de rapports sexuels. C’est d’ailleurs sans compter ceux qui ne savent pas comment se transmet le virus. Certains pensent même qu'aujourd'hui, on peut guérir du sida. 

La nutrition est logée à la même enseigne : le slogan "Manger bouger", les cinq fruits et légumes par jour, sont des campagnes de prévention largement ignorées. Un lycéen ou étudiant sur trois avoue ne pas faire attention à ce qu'il mange et tous grignotent entre les repas. Résultat : un sur dix a déjà eu un taux de cholestérol ou de glycémie trop élevé, voire a eu des problèmes de tension artérielle.