Buzyn promet un tiers payant "généralisable courant 2018"

La dispense d’avance de frais doit devenir un droit en France à partir du 1er décembre. La ministre de la Santé a cependant annoncé jeudi que le tiers payant sera "généralisable", et non "généralisé", donc facultatif.

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Le tiers payant, fortement combattu par les médecins libéraux, "a vocation à être généralisable", a annoncé jeudi la ministre de la Santé Agnès Buzyn sur Cnews, alors qu'en juillet, elle avait promis qu'il serait "généralisé", c'est à dire obligatoire. Il sera donc facultatif et sera mis en place dès qu'"il fonctionnera" techniquement, en posant l'objectif d'y arriver "dans le courant de l'année 2018". L'engagement pris par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle était de rendre le dispositif "généralisable".

"Le mot, c'est généralisable", a-t-elle insisté. Le tiers payant "ne sera pas enterré". "Il va se développer, dès qu'il fonctionnera. Aujourd'hui il y a une étude en cours (de l'Igas) pour voir comment, en pratique, nous pouvons faire fonctionner cet outil qui ne fonctionne pas" mais il sera mis en oeuvre "dans le courant de l'année 2018", a assuré Agnès Buzyn.

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"Il faut que ce soit un système gagnant-gagnant", pour les assurés et les médecins, a développé la ministre. "Il n'est pas possible que 15% des Français qui sont en-dessous du seuil de pauvreté renoncent à se faire soigner" et "nous ne pouvons pas demander aux médecins de s'inscrire dans un dispositif où ils passent une journée par semaine à faire des papiers".

La dispense d'avance de frais doit devenir un droit pour tous les Français à partir du 1er décembre. Toutefois, la loi de 2016 ne prévoit pas de sanctions pour les médecins refusant d'appliquer la mesure, que le Conseil constitutionnel a limitée à la seule part remboursée par la Sécurité sociale.

Avec AFP