En 2015, moins d'anxiolytiques et de somnifères, mais plus d'antidépresseurs ?

EN BREF - En dépit des évènements choquants et traumatisants qui ont émaillé l'année 2015, les Français auraient consommé moins d'anxiolytiques et de somnifères que l'année précédente, selon des statistiques de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) relayées mi-février 2016 par l'hebdomadaire Le Point.

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L'hebdomadaire Le Point a présenté mi-février des statistiques couvrant "l'ensemble des assurés du régime général de la branche maladie de la Sécurité sociale" en France métropolitaine, à quelques exceptions [1]. Selon ces données, le nombre de benzodiazépines anxiolytiques vendues en 2015 a baissé de 1,42% par rapport à l’année précédente. Le nombre de benzodiazépines hypnotiques (somnifères) vendues a, lui, baissé de 3,26%. "Seuls les antidépresseurs inhibiteurs de recapture de la sérotonine" auraient été "plus prescrits et consommés", avec 0,67 % de boîtes vendues en plus qu’en 2014.

Le magazine note que deux molécules (analogue des benzodiazépines) à visée somnifère ne sont pas intégrées dans le décompte publié, à savoir le zolpidem et le zopiclone.

Aucune donnée concernant l’évolution du nombre de patients en psychothérapies ne permet d’identifier si cette diminution de la consommation des médicaments est compensée par d'autres formes de suivi.

Début 2015, une société spécialisée dans le traitement informatisé des données d'officines avait annoncé que les prescriptions d'anxiolytiques et de somnifères auraient explosé depuis les attentats à Paris. Ces données avaient été contestées par l'Ordre national des pharmaciens, qui n'avait alors constaté aucune inflexion dans la tendance - en baisse - entamée l'année précédente.

 

[1] Ces exceptions sont les sections locales mutualistes assurant les étudiants et les personnels hospitaliers, ainsi que les personnels de l'Éducation nationale et de la fonction publique.