Chocs toxiques : la coupe menstruelle plus à risque que les tampons, selon une étude

Face à l'accroissement du nombre de chocs toxiques pendant les règles, des chercheurs lyonnais avaient collecté un nombre important de tampons pour étudier la croissance de la bactérie responsable. Résultats : aucun dispositif vaginal ne favorise sa production. Le défaut d'information des utilisatrices est lui en cause.

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Fièvre nocturne, état grippal, hallucinations... La jeune femme qui témoignait dans un reportage du Magazine de la santé diffusé le 4 janvier 2017 (vidéo en fin d'article) avait même vu son pronostic vital engagé. En cause, la multiplication des staphylocoques dorés présents dans son vagin. Le sang bloqué par le tampon avait favorisé le développement de la bactérie jusqu'à provoquer un choc toxique.

Ces cas se sont multipliés en France, passant de cinq déclarés en 2004 à 22 dix ans plus tard. De quoi pousser des chercheurs lyonnais à collecter des tampons usagés pour mieux comprendre comment se développe le staphylocoque doré. Au total, plus de 700 tampons et coupes menstruelles ont été analysés.

Les coupes menstruelles plus favorables à la croissance du staphylocoque

Les résultats sont rassurants : "Aucune protection utilisée pendant les règles ne favorise la croissance et la production de la toxine responsable des chocs [...] contrairement au tampon Rely, retiré du marché dans les années 80", précise l'étude.

Les coupes menstruelles, comme la Be'Cup ou la Meluna, sont toutefois plus favorables à la croissance de la toxine que les tampons et serviettes. Elles permettent en effet une arrivée d'air plus importante, et donc d'oxygène, ce qui favorise la croissance du staphylocoque. L'étude conseille donc de ne pas les porter la nuit pendant son sommeil et le jour plus de six heures.


Source : Hospices civils de Lyon

Le problème réside donc dans le "défaut d’information des utilisatrices". Face à la difficulté des données sur le sujet, le Centre national du staphylocoque lance une enquête nationale (lien ici) pour identifier comment améliorer les pratiques des femmes.


Reportage diffusé le 4 janvier 2017