"Aucune raison sérieuse ne s'y oppose. Une cellule souche embryonnaire n'est pas un embryon." C'est en ces termes que le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, a annoncé mercredi 22 février son intention, s'il est élu président, de demander au Parlement de modifier les lois bioéthiques de 2011, "afin d'autoriser la recherche sur les cellules souches embryonnaires"

"La recherche sur ces cellules est riche de promesses pour soigner et sauver des vies", a argumenté le candidat lors d'une visite au Genopole d'Evry (Essonne). Or aujourd'hui, a-t-il précisé, elle est "contrariée par un dispositif législatif adopté par la majorité sortante". Le 23 juin 2011, le Parlement avait définitivement adopté un projet de loi révisant la loi bioéthique de 2004. Ce texte a maintenu le principe d'interdiction de la recherche sur les embryons et les cellules souches, avec possibilité de dérogations expresses.

"Certes, des limites sont nécessaires et ces recherches devront être encadrées et soumises à des autorisations préalables délivrées par l'agence de biomédecine de manière à éviter toute marchandisation du corps humain", a précisé François Hollande. En autorisant ce type de recherches, "nous rattraperons notre retard sur d'autres pays" et "nous favoriserons le retour des postes doctorants partis à l'étranger".