Un essai clinique vire au drame

Un patient volontaire est en état de mort cérébrale après avoir testé un nouveau médicament. Soir 3 fait le point.

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FRANCE 3

Mis à jour le , publié le

Ils voulaient gagner de l’argent en jouant les cobayes. L’essai clinique d’un nouveau médicament a tourné au drame. Un patient est en état de mort cérébrale dans un hôpital de Rennes (Ille-et-Vilaine). Il était engagé dans un test thérapeutique. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est rendue à son chevet.

"C'est un accident d'une exceptionnelle gravité", a-t-elle annoncé lors d’une conférence. "Je n'ai connaissance d'aucun événement comparable. Ce qui s'est passé est inédit et appelle de nous la plus grande vigilance dans les enquêtes qui vont être engagées", a-t-elle poursuivi.

Biotrial juge qu’aucune erreur n’a été commise

Huit volontaires, des hommes de 28 à 49 ans, devaient tester pendant une semaine un nouveau médicament traitant l’anxiété et les troubles neurologiques développé par le laboratoire Biotrial. Ils étaient payés 1 500 euros.

Certains pourraient avoir des handicaps irréversibles. Tous les essais ont été suspendus et le laboratoire ne reconnaît aucune erreur. "L’intégralité des procédures ont été respectées", explique François Peaucelle, directeur général de Biotrial. Des enquêtes judiciaire et administrative ont été ouvertes.

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L'hôpital de Rennes (ici le 15 janvier 2011), où sont hospitalisées six personnes qui participaient à un essai thérapeutique, le 16 janvier 2016.
L'hôpital de Rennes (ici le 15 janvier 2011), où sont hospitalisées six personnes qui participaient à un essai thérapeutique, le 16 janvier 2016. (DAMIEN MEYER / AFP)