En France, un décès sur dix est lié à l'environnement

L'OMS estime qu'en 2012, environ 12,6 millions de morts dans le monde étaient à mettre sur le compte de l'environnement au sens large, qui va de la pollution au changement climatique, en passant par les suicides et les accidents de la route.

Vue de Paris lors d'un épisode de pollution aux particules fines, en janvier 2016.
Vue de Paris lors d'un épisode de pollution aux particules fines, en janvier 2016. (VOISIN / PHANIE / AFP)

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Cancers, accidents, maladies cardiaques... Dans le monde, près d'un quart des décès sont dus à une cause liée à l'environnement au sens large, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié mardi 15 mars. En 2012, quelque 12,6 millions de décès étaient à mettre notamment sur le compte de la "pollution de l'air, de l'eau et des sols, l'exposition à des substances chimiques, le changement climatique et les rayons UV", qui provoquent une centaine de maladies ou de traumatismes chez les humains.

L'Asie du Sud-Est lourdement touchée

Si, au niveau mondial, la mortalité liée à l'environnement est de 23%, elle est de 11% en France, selon l'OMS, avec un peu plus de 61 000 décès en 2012. L'Hexagone fait ainsi partie du peloton de tête des pays dans lesquels l'impact environnemental sur la mortalité est le plus faible. C'est en Asie du Sud-Est que les décès provoqués par l'environnement sont les plus nombreux, avec un total de 3,8 millions de décès en 2012. En deuxième position, figure la région Pacifique (3,5 millions), suivie par la région Afrique (2,2 millions), l'Europe (1,4 million), le Moyen-Orient (854 000) et l'Amérique (847 000).

L'OMS, qui avait dressé un premier tableau de l'impact de l'environnement au sens large en 2002, liste les dix premières pathologies liées à l'environnement. L'organisation relève que 8,2 millions de décès liés à des maladies non-transmissibles sont attribuables à la pollution de l'air. Il s'agit notamment des AVC, des maladies cardiaques, des cancers et des maladies respiratoires.

Des millions de vies pourraient être sauvées

Les traumatismes non intentionnels, comme les accidents de la circulation, sont aussi classés par l'OMS dans les pathologies liées à l'environnement et représentaient 1,7 million de décès en 2012. L'OMS les classe dans cette catégorie car, selon elle, les accidents sont souvent provoqués par le mauvais état des routes.

L'OMS considère aussi que les diarrhées, qui occupent la sixième place dans la liste des dix maladies recensées par l'OMS, sont souvent induites par un mauvais réseau sanitaire, ce qui cause 846 000 décès par an. Les "traumatismes volontaires", dont font partie les suicides, sont la dixième cause de décès liés à l'environnement. Pour l'OMS, certains suicides sont provoqués par un accès à des produits toxiques, tels que des pesticides, donc liés à l'environnement.

Pour l'organisation internationale, "une meilleure gestion de l'environnement permettrait de sauver chaque année" 1,7 million d'enfants de moins de 5 ans et 4,9 millions de personnes âgées.