Après les attentats, des proviseurs veulent autoriser les élèves à fumer dans la cour plutôt que dans la rue

Un syndicat de directeurs d'établissements en fait la demande au gouvernement.

Une lycéenne fume devant l'entrée de son lycée, à Paris, en 2007.
Une lycéenne fume devant l'entrée de son lycée, à Paris, en 2007. (MAXPPP)
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Entre deux maux, il faut choisir le moindre. C'est en résumé la position du Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale. Le SNPDEN a demandé au gouvernement d'autoriser les lycéens à fumer à l'intérieur de leurs lycées plutôt que devant l'entrée de leurs établissements, afin d'éviter de les exposer à la menace terroriste, révèle France Info, mardi 2 février.

Le secrétaire général adjoint du SNPDEN, Michel Richard, a exposé les arguments de son syndicat, au micro de la radio, mardi matin. "Le rassemblement de lycéens, massivement, sur un trottoir, c'est faire porter un risque extrêmement élevé et très certainement plus élevé que la consommation de tabac", argue le leader syndical.

Des proviseurs autoriseraient déjà à fumer dans la cour

Or, après les attentats du 13 novembre, "nous avons reçu une circulaire nous demandant d'aménager et d'organiser la sécurité des élèves de la meilleure façon qu'il soit", fait-il valoir. Le SNPDEN a donc écrit au Premier ministre, Manuel Valls, "pour lui demander s'il était possible de surseoir à l'article du code de santé publique qui pose l'interdiction de fumer".

Le secrétaire général adjoint du SNPDEN assure qu'"un certain nombre" de proviseurs n'ont pas attendu l'autorisation de l'Etat et autorisent désormais leurs élèves à fumer leurs cigarettes dans la cour. Las, la Direction générale de la santé a répondu par courrier qu'il n'était pas question de revenir sur la loi. "Le contexte d'état d'urgence ne change rien à cette réglementation", réplique-t-elle, citée par le dirigeant syndical.