Ondes gravitationnelles : une photo de gâteau a révélé la découverte un quart d'heure trop tôt

Une assistante de recherche travaillant pour la Nasa a publié sur Twitter, à 10h14 jeudi, une pâtisserie destinée à fêter "la première détection d'ondes gravitationnelles". Un quart d'heure avant l'officialisation de la découverte astronomique du siècle.

Le profil d'un scientifique se découpe sur une représentation des ondes gravitationnelles durant une conférence de presse de l'institut Max-Planck à l'université Leibniz, à Hanovre en Allemagne, le 11 février 2016.
Le profil d'un scientifique se découpe sur une représentation des ondes gravitationnelles durant une conférence de presse de l'institut Max-Planck à l'université Leibniz, à Hanovre en Allemagne, le 11 février 2016. (JULIAN STRATENSCHULTE / DPA / AFP)
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Seuls les initiés ont perçu l'importance de ce tweet, publié seize minutes trop tôt, jeudi 11 février. A 10h14 à Washington (16h14 à Paris), Erin Lee Ryan, une "assistante de recherche de l'université de Maryland, qui possède un bureau à la Nasa", selon Le Monde, publie sur Twitter cette photo de gâteau. Sur un glaçage blanc entouré d'un liséré bleu se détache un message en lettres vertes (pâte d'amande ?), expliquant que ce gâteau fête "la première détection d'ondes gravitationnelles". 

Erin Ryan légende ainsi l'image : "Un gâteau pour [l'observatoire] Ligo : la détection d'ondes gravitationnelles au programme de la Nasa aujourd'hui !"

Une serial-killeuse d'embargo

Comme l'a repéré le Washington Post, la malheureuse avait grillé d'un quart d'heure l'embargo sur une nouvelle scientifique fracassante :  les ondes gravitationnelles théorisées il y a cent ans par Einstein existent bel et bien. Des chercheurs ont révélé, jeudi 11 février, qu'elles ont été détectées pour la première fois aux Etats-Unis le 14 septembre dernier. La nouvelle devait être publiée à 10h30 précises dans la revue Physical Review Letter et présentée simultanément par les équipes scientifiques à Washington. Et pas avant.

Or non seulement Erin Ryan a lâché le morceau un quart avant l'heure dite, mais c'est une récidiviste : "En 2013, Erin Lee Ryan avait déjà gaffé en prenant et diffusant une photo d'un gâteau qui célébrait la découverte, par la sonde Cassini, d'éléments plastiques sur une lune de Saturne", raconte Le Monde.

Que répond l'accusée ? Elle plaide qu'elle ne s'était pas rendu compte de l'heure. Et, pire encore, se défausse en affirmant que de toute façon, le pâtissier était au courant. Visiblement, elle n'est pas rongée par le remords puisqu'elle a inscrit ce haut fait dans sa bio Twitter, où elle se présente désormais comme "une infâme briseuse d'embargo par le tweet de gâteaux".