Le patrimoine génétique des momies égyptiennes enfin décrypté

Des chercheurs affirment avoir réussi à séquencer 90 génomes de momies de l'Egypte ancienne. L'étude montre que leur ADN est plus proche de celui des habitants de l'Europe actuelle que de l'Egypte d'aujourd'hui.

Une momie égyptienne présentée au musée Pecherskaya Lavra de Jiev (Ukraine), le 18 mai 2017.
Une momie égyptienne présentée au musée Pecherskaya Lavra de Jiev (Ukraine), le 18 mai 2017. (HAKAN CALISKAN / AFP)
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Les Egyptiens de la période antique n'ont pas fini de nous livrer tous leurs secrets. Mais cette fois-ci, cela ne concerne pas les hiéroglyphes ou les pyramides mais les momies elles-mêmes. Pendant des décennies, les scientifiques n'ont pas réussi à analyser leur ADN. Jusqu'au mardi 30 mai 2017.

Un groupe de scientifiques de l'Institut Max-Planck et de l'université de Tübingen en Allemagne ont publié une nouvelle étude dans la revue scientifique Nature Communications"Ils affirment avoir réussi à séquencer 90 génomes de momies de l’Egypte ancienne. Tous appartiennent à 151 momies retrouvées sur le site d’Abousir el-Melek, au sud du Caire", rapporte le site Mashable.

L'étude montre ainsi que l'ADN des momies analysées, datant de 1 400 avant J.C. à l'an 400, est plus proche de celui des habitants de l'Europe actuelle que de l'Egypte d'aujourd'hui. En effet, les Egyptiens modernes partagent environ 8% de plus de leur patrimoine génétique avec les populations d'Afrique subsaharienne que les Egyptiens anciens.