Cancers rares : les centres de cancérologie européens se fédèrent

EN BREF – Les patients atteints de cancers rares vont pouvoir se rendre plus facilement dans les centres étrangers capables de les soigner, fédérés à partir du 21 avril au sein d'un réseau européen.

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La rédaction d'Allodocteurs.frFrance Télévisions

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Officiellement lancé ce 21 avril, l'Euracan (European Rare Solid Adult Cancer) regroupera 66 centres experts à travers 17 pays de l'Union européenne. Son ambition : homogénéiser les pratiques à travers l'UE, mieux orienter les patients dans les centres de soins des cancers rares, améliorer la qualité des soins et accélérer la recherche. 

Pour le Pr Jean-Yves Blay, directeur du centre lyonnais de lutte contre le cancer Léon Bérard - qui assurera la coordination d'Euracan - "l’objectif est de mieux comprendre ces maladies pour apprendre à les traiter". Interrogé par l’AFP, il souligne que les trois grandes missions d'Euracan seront de "mieux diagnostiquer, éviter l'errance médicale et avoir le bon traitement" pour les patients.

Chaque année, 541.000 nouveaux cas de tumeurs solides rares sont diagnostiqués chez l'adulte en Europe, soit 22% de tous les diagnostics de cancers (voir encadré). Mais, "pris individuellement, ils sont très rares", insiste le Pr Blay. Ces cancers sont multiples (sarcomes, cancers gynécologiques, urologiques, neuroendocriniens, endocriniens, cérébraux...). Moins connus, leur diagnostic est plus difficile et souvent posé tardivement. "Ce réseau est supposé changer en profondeur la prise en charge du patient", poursuit le coordinateur, qui rappelle qu'on observe une surmortalité liée à ces cancers.

Si nécessaire, le patient pourra se rendre dans un centre du réseau situé dans un autre Etat pour se faire soigner, en étant pris en charge par le système de santé de son pays d'origine, conformément aux directives européennes dites "cross-border care", assure Jean-Yves Blay, qui était ce 18 avril à Francfort en Allemagne pour une réunion de travail sur les sarcomes. "On est plus fort ensemble quand les pathologies sont rares", insiste-t-il.

avec AFP