Après la Martinique et la Guyane, le virus Zika arrive en Guadeloupe

Généralement bénin, ce virus peut toutefois entraîner des pathologies cérébrales chez les nourrissons.

Une chercheuse observe des moustiques susceptibles de véhiculer le virus Zika, le 8 janvier 2016 à Sao Paulo (Brésil).
Une chercheuse observe des moustiques susceptibles de véhiculer le virus Zika, le 8 janvier 2016 à Sao Paulo (Brésil). (NELSON ALMEIDA / AFP)

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Deux premiers cas d'infection au virus Zika, transmis par les moustiques, ont été enregistrés en Guadeloupe et à Saint-Martin. L'Agence régionale de santé (ARS) l'a indiqué samedi 16 janvier.

"Il s'agit d'un homme résidant à Saint-Martin dans le premier cas et d'une fillette résidant en Grande-Terre [en Guadeloupe] dans le deuxième cas", a indiqué l'ARS. Ces cas sont "qualifiés d'autochtones [contractés sur place] puisqu'aucune de ces personnes n'a voyagé dans les quinze jours précédant le début des signes", est-il précisé.

Pas de traitement curatif

Le virus Zika se transmet d'homme à homme par l'intermédiaire d'une piqûre du moustique tigre, dont il faut se protéger surtout dans la journée. Il n'existe pas de traitement curatif ni de vaccin contre cette maladie, mais seulement des traitements des symptômes.

Dans la plupart des cas, la maladie est dite "bénigne". Elle se traduit par "une éruption cutanée du haut vers le bas du corps, pratiquement pas ou un peu de fièvre, des yeux rouges", a expliqué Sylvie Cassadou, médecin à la Cellule interrégionale d'épidémiologie Antilles-Guyane.

Cependant, les femmes enceintes doivent particulièrement faire attention durant les deux premiers trimestres de grossesse. "Au cours de l'épidémie brésilienne, nous nous sommes rendu compte de plusieurs cas de microcéphalie (petit cerveau), qui provoque une anomalie du fonctionnement cérébral", a précisé le docteur Cassadou.