VIDEO. Attentats de novembre, hiver doux... Les producteurs de salades en péril

Les maraîchers des Pyrénées-Orientales s'inquiètent de leur baisse de revenus.

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France 2

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En raison de la météo, les salades poussent plus vite que prévu et les consommateurs ne suivent pas, ce qui représente un manque à gagner pour les producteurs. Dans les Pyrénées-Orientales, la perte pour les maraîchers se chiffre en millions d'euros. "Chaque fois qu'on met un coup de couteau pour couper une salade, je perds 10 centimes d'euros", explique l'un d'eux. Dans ce département qui est d'habitude le jardin de la France en hiver, les maraîchers vendent à perte.

La concurrence espagnole

Le temps clément a favorisé la concurrence, et les producteurs souffrent encore de la baisse de consommation suite aux attentats de novembre. "Pendant quinze jours, trois semaines, les attentats ont entraîné une chute des consommations. Chez nous, quand les cours baissent, ils sont très très durs à remonter", rapporte Pierre Batlle, le président des "Jardins du Roussillon".

Triée, lavée, une salade revient à 50 centimes alors qu'elle est vendue à peine 40 aujourd'hui. Le secteur souffre aussi de la concurrence des voisins. Côté français, la main d'œuvre coûte entre 13 et 14 euros par heure, tandis qu'en Espagne elle n'est qu'à 4 à 5 euros. En 30 ans, le département a déjà perdu 80% de ses maraîchers.

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