Amiante : l'entreprise Bombardier renonce à faire appel

Deux familles d'anciens salariés morts de l'amiante savourent leur victoire : pour la toute première fois, l'entreprise Bombardier, à Crespin (Nord), attaquée pour faute inexcusable, renonce à faire appel.

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Une lettre synonyme de délivrance pour les victimes de l'amiante. Le géant Bombardier reconnaît sa faute inexcusable dans la mort d'anciens salariés dans l'usine de Crespin (Nord), dont le père de Nacim Bardi, décédé en 2011. Dans les années 1970 et 1980, sur ce site de construction ferroviaire près de Valenciennes (Nord), les salariés étaient en contact très fréquent avec l'amiante. Certains racontent même qu'ils sciaient les plaques d'amiante avec pour simple protection un masque en papier. À partir de 2010, plusieurs meurent de cancers aux poumons. C'est le cas du mari de cette femme, encore très émue.

100 000 décès annuels dus à l'amiante

Nacim Bardi espère que cette décision va donner le courage à d'autres anciens salariés d'aller eux aussi en justice. "Je sais qu'il y a d'autres collègues à mon père qui sont malades. J'espère que maintenant, grâce au combat qu'on a mené et qu'on a gagné, ils feront ce qu'on a fait", confie-t-il. L'entreprise Bombardier va verser des dédommagements à ces deux familles. Selon l'organisation internationale du travail, 100 000 personnes meurent chaque année dans le monde des effets de l'amiante.

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Une vingtaine de \"veuves de Dunkerque\" défilent, le 30 septembre 2006 à Paris, en tête d\'une manifestation de plusieurs milliers de personnes pour réclamer un grand \"procès pénal de l\'amiante\" et une meilleure indemnisation des victimes.
Une vingtaine de "veuves de Dunkerque" défilent, le 30 septembre 2006 à Paris, en tête d'une manifestation de plusieurs milliers de personnes pour réclamer un grand "procès pénal de l'amiante" et une meilleure indemnisation des victimes. (ERIC FEFERBERG / AFP)