Santé et travail : faire face aux troubles musculo-squelettiques

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Présenté par Elise Lucet

Diffusé le 17/02/2014Durée : 00h50

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La répétition des gestes peut être dramatique. Ouvriers qui travaillent a la chaîne, caissières ou manutentionnaires. De nombreux de salariés sont atteints de troubles musculo-squelettiques. Des douleurs qui coûtent cher aux entreprises avec une multiplication des arrêts de travail. Certaines sociétés ont mis en place des cours de sport ou des massages.

La main qui attrape du léger, ou du lourd.

Les choses lourdes comme ça.

Le poignet force, les bras portent, tout en tension, le dos plié en deux. Sept heures par jour, les salariés de ce supermarché mettent leur corps à l'épreuve. Mais une fois par semaine, d'autres mains travaillent pour les soulager. Un quart d'heure de massage offert depuis sept ans par la direction.

Parfois on détecte des tensions.

Quand on travaille en rayon le matin, on porte beaucoup. Guillaume nous fait du bien aux mains, au cou, aux cervicales.

Dans la salle de repos, défilé de bobos du boulot. De la caissière à la comptable, tous les métiers y passent.

C'est par rapport à la posture. Je suis assise toute la journée. Le soir j'ai mal au niveau des cervicales.

La prestation coûte 15 euros par salarié.

Ça peut paraître un luxe, mais ce n'en est pas un. Car remplacer quelqu'un au pied levé, le former, coûte très cher. Là, on évite l'arrêt de travail.

Chaque année, près de 9 millions de journées de travail sont perdues à cause de ces douleurs articulaires. Chaque arrêt coûte en moyenne 21.000 euros à l'entreprise. Enjeu économique et drame social. Ce maçon de 52 ans a encore 13 ans a travailler avant sa retraite. Mais il est a l'hôpital car il ne peut plus travailler. Ses douleurs de dos sont insupportables.

Il ne tiendra pas avec ces douleurs dans le secteur du bâtiment. L'objectif est voir quels sont les métiers qu'il a envisagés, et qui sont faisables.

Ce père de quatre enfants doit se reconvertir, à cause des années de tension sur les chantiers, jusqu'au licenciement.

J'arrivais pas a porter les choses lourdes comme avant. J'ai eu des problèmes avec les chefs. "Si tu portes pas comme les autres, on va pas loin !" Ça a commencé comme ça.

Les troubles musculo-squelettiques ont débuté avec le développement des usines. Cette archive date de 1960.

Etirement à la verticale.

Les mouvements compensent la position de travail.

On propose aux ouvriers un remède qui, 54 ans après, fait son retour. 5 heures du matin, échauffement en silence dans une société de fret.

On va échauffer les muscles qu'on va utiliser le matin.

A 5 h du matin, le corps n'est pas prêt à des efforts. Ça me détend et ça me prépare au travail.

L'exercice est en place depuis un an. L'entreprise a aussi acheté des marchepieds, des tapis roulants et des ceintures de maintien.

Avant les formations, je portais n'importe comment. On travaillait trop vite.

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