Un festival de palmes, France info

Cannes, un festival de palmes. Ken Loach, cet "artiste politique qui visite l'Histoire par l'intime"

Pour célébrer les 70 ans du festival de Cannes, chaque jour sur franceinfo, Thierry Frémaux, le délégué général du festival, raconte ces épisodes et ces palmes qui ont marqué l’histoire de la Croisette. Ce mercredi, les films politiques et humanistes de Ken Loach sacrés deux fois à Cannes.

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Le réalisateur anglais Ken Loach lors de la cérémonie de clôture du festival de Cannes en 2016, avec sa palme d\'or pour \"Moi, Daniel Blake\".
Le réalisateur anglais Ken Loach lors de la cérémonie de clôture du festival de Cannes en 2016, avec sa palme d'or pour "Moi, Daniel Blake". (STEPHANE CARDINALE - CORBIS / CORBIS ENTERTAINMENT)

Ken Loach est l'incarnation du cinéma naturaliste anglais. Cet inlassable militant dénonce, dans tous ses films, la misère en Grande-Bretagne. À Cannes, il obtient deux palmes d'or à dix ans d'intervalle : Le Vent se lève en 2006 et Moi, Daniel Blake en 2016. "Ken Loach est un artiste politique", explique Thierry Frémaux au micro franceinfo de Thierry FiorileLe Vent se lève, un drame familial pendant la guerre d'indépendance irlandaise, montre "l'humaniste Ken Loach" tout en étant "un merveilleux film de cinéma", selon Thierry Frémaux. "C'est aussi ce qui fait de Ken Loach quelqu'un d'assez unique dans l'histoire du cinéma", estime le délégué général du festival de Cannes.

L\'équipe du film \"Le Vent se lève\" lors du festival de Cannes en 20016 : le réalisateur Ken Loach est entouré de ses acteurs Padraic Delaney, Paul Laverty, Liam Cunningham, Cillian Murphy, Orla Fitzgerald et Rebecca O\'Brien.
L'équipe du film "Le Vent se lève" lors du festival de Cannes en 20016 : le réalisateur Ken Loach est entouré de ses acteurs Padraic Delaney, Paul Laverty, Liam Cunningham, Cillian Murphy, Orla Fitzgerald et Rebecca O'Brien. (STEPHANE CARDINALE - CORBIS / CORBIS ENTERTAINMENT)

Le réalisateur britannique est sacré une nouvelle fois avec Moi, Daniel Blake, un film politique qui dénonce les ravages du traitement du chômage dans la Grande-Bretagne d'aujourd'hui. "Je ne dirais pas que c'était une palme politique, analyse Thierry Frémaux. Le film émeut très fortement par le biais du cinéma, par la réussite esthétique". "Quand vous voyez un film comme Moi, Daniel Blake, évidemment vous avez le sentiment qu'il faut le montrer au monde", conclut-il.

\"Je ne suis pas un numéro de sécurité sociale ni une tâche sur un écran\". Cette phrase tirée de \"Moi, Daniel Blake\" est projetée sur un mur du quartier londonien de South bank, le 20 octobre 2016, à l\'occasion de la sortie du film en Angleterre.
"Je ne suis pas un numéro de sécurité sociale ni une tâche sur un écran". Cette phrase tirée de "Moi, Daniel Blake" est projetée sur un mur du quartier londonien de South bank, le 20 octobre 2016, à l'occasion de la sortie du film en Angleterre. (NICKY J SIMS / GETTY IMAGES EUROPE)

De La Grande bouffe à Ken Loach, en passant par les grands moments du cinéma italien, les films audacieux et les années à scandale, chaque jour, en attendant la cérémonie d'ouverture du 70e festival de Cannes, franceinfo raconte ces palmes qui ont marqué l'histoire du festival avec son délégué général, Thierry Frémaux, et Thierry Fiorile, spécialiste du cinéma à franceinfo. Chacun des 35 épisodes s'articule autour d’une thématique.

Le réalisateur anglais Ken Loach lors de la cérémonie de clôture du festival de Cannes en 2016, avec sa palme d\'or pour \"Moi, Daniel Blake\".
Le réalisateur anglais Ken Loach lors de la cérémonie de clôture du festival de Cannes en 2016, avec sa palme d'or pour "Moi, Daniel Blake". (STEPHANE CARDINALE - CORBIS / CORBIS ENTERTAINMENT)