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Devenir ingénieur des transports

Ce week-end a lieu à Paris, le Salon des Grandes Écoles, une occasion pour évoquer la formation des futurs cadres dans le domaine des transports.

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Radio France

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(© GF Transport Passion)

On compte aujourd’hui près de 125.000 étudiants en école d'ingénieur en France et c'est un nombre qui explose depuis une vingtaine d'années puisqu'on comptait 50.000 étudiants au début des années 1990. Et parmi ces étudiants, 25% environ se destinent à une carrière dans les transports, un domaine bien particulier. 

Ces étudiants sont passionnés car pour inventer des voitures automatiques, des trains sans roue, à sustentation magnétique, des avions qui vous emmènent dans l’espace, ou encore des sondes qui se posent sur des comètes, ll faut des étudiants avec de l'envie, qui ne viennent pas dans ce secteur par hasard.

Les transports constituent un secteur qui, malgré la crise, recrute aujourd'hui, et c’est assez paradoxal, les industriels liés aux transports manquent d’ingénieurs en France. Cela vient, entre autres, du fait que de nombreux étudiants se dirigent vers la finance, domaine plus rémunérateur, mais qui fait quand même moins rêver. Airbus estime que l'on manque d'environ 3 à 4.000 ingénieurs au niveau européen par an.

De plus, de nombreux étudiants français sont en formation à l’étranger, et 12% des diplômés commencent leur carrière hors de France. Aussi, pour attirer les étudiants, les entreprises investissent des sommes considérables et, à l'image de Valeo, spécialisée dans la conception, la fabrication et la vente de composants pour l'industrie automobile, organisent des concours d'innovation. Le Valeo Challenge de 2014 a par exemple attiré plus de 900 équipes du monde entier. Pour Jacques Achenbroich, le Directeur général, le recrutement des meilleurs ingénieurs est un élément du clé du développement."Nous recrutons chaque année, environ 1.500 ingénieurs, et si les lauréats de notre concours sont d'accord, je les embauche sur le champ !"

(© valeo)

Ecoutez l'interview complète de Jacques Aschenbroich, Directeur général de Valéo.

Si, il y a quelques dizaines d'années, les grandes écoles françaises étaient en concurrence les unes avec les autres, aujourd'hui, elles doivent se mettre au niveau des meilleures universités du monde : les universités américaines, britanniques ou encore asiatiques. Le recrutement et la formation de ces étudiants se sont donc internationalisés.

Lors de compétitions appelées éco-marathon, qui consistent à faire un maximum de kilomètres avec un litre d’essence, des étudiants du monde entier présentent des voitures qui consomment moins d’un quart de litre au cent kilomètres. Le record cette année est détenu par le Polytech de Nantes avec tenez-vous bien, plus de 6.300 kilomètres, toujours avec l’équivalent énergétique d’un litre d’essence mais en électrique.

(© shell)
Le prototype de l'équipe de Polytech' Nantes.

... et le coup de coeur !

Constatant le manque de vocations dans les filières scientifiques et techniques, surtout pour les filles, l’Académie des sciences et l’Ecole normale supérieure ont créé une fondation qui s’appelle "La main à la pâte". Une fondation qui avait pour objectif d'initier les plus jeunes à la démarche scientifique, et dans cette optique de diversifier l'accès aux sciences notamment chez les filles. Toujours sous-représentées dans les filières d'ingénieur. "Il y a pour elles une vraie carte à jouer ", nous dit Cédric Villani

Et mon "coup de cœur dans le coup de cœur", c’est qu’ils proposent un programme pour les tout-petits appelé : "Je suis  éco mobile !"

(©)

 Cédric Villani, médaille Fields 2010

Ecoutez l'entretien complet avec Cédric Villani
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Ecoutez l'entretien intégral avec Pascale Ribon, directrice de l'ESTACA
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(© GF Transport Passion)