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T'as vu l'info ? Lundi 8 mai, beaucoup de Français seront énervés

Vu l'éparpillement des suffrages, le résultat du deuxième tour de la présidentielle, lundi 8 mai, ne fera pas que des heureux parmi les électeurs. Cela n'a pas échappé à Guy Birenbaum.

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Panneaux d\'affichage à Cessales, près de Toulouse, le 28 avril 2017.
Panneaux d'affichage à Cessales, près de Toulouse, le 28 avril 2017. (ERIC CABANIS / AFP)

Je n’ai peur de rien, je vais vous donner un pronostic électoral. Nous sommes lundi 1er mai. Cela veut dire que lundi prochain, le 8 mai à cette heure, dans cette matinale, nous saurons qui a été élu président de la République la veille aux alentours de 20 heures.

Du coup, je me sens capable de vous dire une chose en observant les résultats du premier tour de la présidentielle : lundi prochain, énormément de Français seront en colère. Vous allez me dire : "Guy, ce n’était pas la peine de venir travailler le jour de la fête du Travail pour nous dire ça… C’est toujours comme ça, les Français dont le candidat n’est pas élu sont en colère."

Dans l’absolu vous aurez raison de me dire ça sauf que cette fois, la grande particularité de l’élection, c’est que la France du premier tour c’est un jeu des cinq familles. Des familles de tailles assez équivalentes : la famille "En marche", la famille "Front national", la famille "Républicains" (le parti), la famille "France insoumise" et enfin la famille "Abstention", dont je rappelle qu’en nombre de voix, elle est la première famille politique de France avec 10 578 455 non-électeurs (un million de plus avec les bulletins blancs et nuls). Puis venaient deux plus petites familles, les "Socialistes" et les "Debout la France", et les cinq derniers candidats qui nous manquent si cruellement depuis le 23 avril.

La pulvérisation politique est telle que quel(le) que soit l’élu(e) qui sortira des urnes, lundi prochain il y aura déjà beaucoup, beaucoup beaucoup de Françaises et de Français très en colère. Je préfère d’ores et déjà prévenir notre futur(e) élu(e), il n’y aura pas d’état de grâce mais plutôt une crise de nerfs.

Le dicton du jour

Le jour de la fête du Travail, je vous l’annonce, lundi prochain, ce sera déjà "aïe, aïe, aïe !"

Panneaux d\'affichage à Cessales, près de Toulouse, le 28 avril 2017.
Panneaux d'affichage à Cessales, près de Toulouse, le 28 avril 2017. (ERIC CABANIS / AFP)