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T'as vu l'info ? Le cinéma au secours des politiques

De plus en plus d'univesités de médecine font appel au cinéma pour former les étudiants en médecine aux relations avec leurs futurs patients. Cela n'a pas échappé à Guy Birenbaum. 

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Un cinéma Gaumont, à Paris.
Un cinéma Gaumont, à Paris. (ALAIN BENAINOUS / GAMMA-RAPHO VIA GETTY IMAGES)

Je découvre lundi 6 mars dans Le Figaro Santé que de plus en plus de facultés de médecine ont recours au cinéma pour former les étudiants en médecine aux relations avec leurs futurs patients.

Il y a désormais des options, des séminaires, comme le cours intitulé "médecine, théâtre et vidéo" à la faculté Pierre-et-Marie-Curie, à Paris. Dans ces cours, les futurs médecins ont face à eux des "patients simulés". Ils apprennent à les écouter. Ils progressent aussi dans la manière de leur parler. Les futurs médecins apprennent à cultiver l’empathie qui leur fait parfois cruellement défaut.

Des "électeurs simulés" pour les politiques

J’en connais d’autres qui auraient bien besoin de longues heures de cours pour apprendre les relations avec le public qu’ils côtoient tous les jours : nos femmes et nos hommes politiques ! À la place des "patients simulés" des facs de médecine, il faut leur imposer des cours avec des "électeurs simulés". Vous allez me dire que ça ne sert à rien, qu’eux, les Français, ils les connaissent parce qu’ils les rencontrent tous les jours dans leurs permanences et sur les marchés.

Sauf que je ne parle pas de faire semblant d’écouter les citoyens avec un air faussement inspiré, ni de serrer des mains, en courant, sans voir les visages qui sont derrière. Il faudrait déjà apprendre aux politiques à s’asseoir et à rester assis, sans trépigner, pour écouter et regarder vraiment ceux qui leur parlent.

Cette formation leur apprendrait à arrêter les promesses qu’on ne tient pas, les mensonges que personne ne croit et surtout de dire une chose et de faire le contraire. Au lieu d’écouter leurs proches, des communicants aussi coupés qu’eux de la réalité ou des militants en extase, les "électeurs simulés" leur remettraient les idées en place. Je me demande si je ne vais pas les monter, ces cours. Ils commenceraient toujours par cette petite musique.

Le dicton du jour  

À la Sainte Colette, le cinéma pourrait rendre les politiques honnêtes.

Un cinéma Gaumont, à Paris.
Un cinéma Gaumont, à Paris. (ALAIN BENAINOUS / GAMMA-RAPHO VIA GETTY IMAGES)