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Si j'étais... Marine Le Pen

Karl Zéro s'est imaginé dans la peau de Marine Le Pen, la candidate du Front national à la présidentielle.

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Marine Le Pen à Marseille, le 19 avril 2017.
Marine Le Pen à Marseille, le 19 avril 2017. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Si j’étais Marine Le Pen, "avec moi il n'y aurait pas eu de Mohammed Merah, il n'y aurait pas eu les attentats du Bataclan et du Stade de France"…Vous savez très bien pourquoi. Parce qu’il y a un point commun entre Merah, les frères Kouachi ou Coulibaly… Vous ne voyez pas ? Ils ne sont pas Bretons, ni Corses, et encore moins Alsaciens, que je sache. Oh ! je sais, dire cela c’est interdit, c’est rompre avec le ronron de la pensée unique… Je hais la pensée unique ! Sauf la mienne.

Car si j’étais Marine Le Pen, j’aurais une pensée unique, une idée fixe même, qui tient en trois mots : dehors les Arabes. Et les Noirs avec. Bon, ça fait sept. Je reste concise. Pas d’immigrés, pas de problème. C’est clair, net, précis. Et sans bavures. Enfin, les bavures… on peut discuter, ça ne me dérange pas.

De grands bateaux fabriqués à Saint-Nazaire feraient la navette

Donc, dès que je serais élue, on abandonne les fichiers S, c’est pas clair, et on crée les fichier A pour arabe et N pour noir. Toutes les personnes fichées seront immédiatement expulsées, d’abord comme elles sont venus, en Zodiac, puis, le temps qu’on les construise, dans de grands bateaux qui feront la navette non-stop avec l’Afrique et le Maghreb. Nous relancerons ainsi au passage les chantiers naval de Saint-Nazaire. On produira français dans une France à nouveau uniquement peuplée de Français… Vous me direz : faut-il que tous nos gouvernants du passé aient été fous pour ne pas y avoir pensé avant ?
Mais ils ne prévoyaient jamais rien ces buses, aucun sens de l’Histoire !
Alors que moi…

Si j’étais Marine Le Pen, avec moi, il n’y aurait pas eu de Seconde Guerre mondiale. Je vous l’aurais évitée. Avant même le début des hostilités, j’aurais personnellement favorisé un rapprochement franco-allemand en créant la grande Europe, aimablement proposée par le chancelier de l’époque : France, Allemagne, Autriche, Pologne, Tchécoslovaquie, Sudètes. L’Europe des Six ! De nombreux autres pays nous auraient rejoint, j’en suis certaine ! Italie, Espagne bien sûr… Et bientôt l’Angleterre, la Russie. Sans une goutte de sang versé. Que de tragédies ainsi évitées, non ?

Je t'aurais maté tout ça vite fait

Si j’étais Marine Le Pen, avec moi il n’y aurait jamais eu d’affaire Dreyfus. Ce type, on ne l’aurait simplement pas accepté dans l’armée, et encore moins nommé capitaine. Il aurait eu le droit d’exercer un métier dans le civil, fourreur par exemple, de tenir une petite échoppe dans le Sentier.

De même, avec moi, il n’y aurait pas eu de guerre d’Algérie. Depuis quand, quand un département réclame son indépendance, on la lui octroie ? On aurait maté vite fait leur agitation, et les Algériens seraient restés nos compatriotes, mais chez eux, enfin chez nous… mais loin de nous ! Pareil pour ces innombrables tribus africaines que nous avons eu la bonté de civiliser… Alors la Guyane, , je peux vous dire que les 500 Frères, à peine élue, je demande à Trump de les accueillir à Guantanamo. On leur passera la Compagnie créole à tue-tête un mois, ça les calmera.

Bon voilà, excusez moi mais là j’ai un peu vidé mon sac. Oui, je sais j’y vais fort, on croirait entendre ma nièce ou mon père… mais vous êtes marrants, la campagne a été dure, je suis claquée, moi ! Et quand je suis fatiguée, c’est retour aux fondamentaux. Fuck la dédiabolisation à la Philippot ! Back to the roots !

Marine Le Pen à Marseille, le 19 avril 2017.
Marine Le Pen à Marseille, le 19 avril 2017. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)