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Si j'étais... François Fillon

Karl Zéro s'est imaginé dans la peau de François Fillon, candidat Les Républicains à la présidence de la République.

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Karl ZérofranceinfoRadio France

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François Fillon en meeting à Nice le 17 avril 2017.
François Fillon en meeting à Nice le 17 avril 2017. (VALERY HACHE / AFP)

Si j’étais François Fillon, je vous dirais que je l’ai échappé belle. J’ai failli ne pas être élu président de la République ! J’ai été la cible d’un projet d’attentat, qui n’aurait rien eu de pâtissier, ou de farineux comme à Strasbourg… C’était lundi soir à Nice. En arrivant j’avais bien repéré des tireurs sur les toits, mais je ne pensais pas que c’était pour moi, pour me protéger. Je me disais : bah ! Nice, c’est la ville d’Estrosi… ce clown s’est fait une montée, il a du promulguer l’état de siège… D’ailleurs non, depuis qu’il est devenu de gauche, ce traître, et qu’il soutient Macron en douce, il n’a plus de courage. Il souffre d’un cruel déficit de testostérone.

Bref, les tireurs d’élite, c’était bien pour moi : figurez-vous que deux Français, suppôts de Daech, radicalisés en prison, avaient ce projet fou : priver la France du seul candidat capable de lui dire "Lève toi et re-marche"… un lundi de Pâques, comme par hasard, le jour où nous célébrons la résurrection du Christ !

Même Daech y a cru

La DGSI en a retrouvé la preuve formelle: une photo accablante, pas un montage à la Snapchat, non, un vrai cliché, artistiquement composé, où l’on voit entre une mitraillette et un drapeau de l’Etat Islamique ma photo à la une du Monde avec ce titre : "François Fillon, une campagne à l’heure du soupçon" Vous voyez ! Quand je vous disais que j’étais la victime d’un complot ! Si ça, ce n’en n’est pas la preuve ? Oui, on m’a sali, on m’a fait passer pour un voleur, pour un vil escroc, à tel point que même Daech y a cru ! A leur procès, ces deux pieux guerriers expliqueront sans doute qu’ils voulaient ainsi éviter à la France d’avoir à sa tête un malandrin !

Si j’étais François Fillon, vous auriez également eu chaud, mes chers compatriotes, vous qui vous apprêtiez à aller faire enfin exploser le joug des mensonges socialistes dimanche prochain, en exerçant en masse votre vote caché ! Quel bonheur, quelle libération ! Faire mentir ces sondagistes félons, aplatir le museau de tous ces journalistes exécrables, ceux de BFMTV en tête, eux qui me donnent pour mort depuis le début ! Car Daech et Jean-Jacques Bourdin, oui… finalement c’est le même combat ! Celui d’une France qui se couche, qui démissionne, qui se livre, dans un cas aux barbus et dans l’autre aux imberbes de la haute finance cosmopolite ! Aux uns et aux autres, je dis non ! Arrière, Satan ! Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine, et encore moins Sablé-sur-Sarthe !

Je suis Rocky et Rambo !

Si j’étais François Fillon et que ces assassins, ces hashischins avaient réussi dans leur funeste entreprise, vous vous seriez retrouvés bien seuls dimanche, mes chers amis ! Je vous imagine, orphelins, désemparés, les larmes aux yeux, si cruellement seuls dans l’isoloir…Vous vous seriez mouchés dans le bulletin Macron, et la mort dans l’âme, vous auriez mis dans l’enveloppe bleue n’importe quoi… celui au nom de Dupont-Aignan…Ou pire, d’Asselineau… L’ horreur pure !

Mais rassurez vous: votre François est là : je tiens bon la barre, je maintiens le cap, ni les costumes de Robert Bourgi ni les balles de ces fellagas du XXIe ne peuvent m’abattre ! Je suis invincible ! Je suis Rocky et Rambo ! Rendez-vous dimanche soir ! We are… Sparta !

François Fillon en meeting à Nice le 17 avril 2017.
François Fillon en meeting à Nice le 17 avril 2017. (VALERY HACHE / AFP)