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Nouveau monde. Pourquoi les objets connectés ne décollent-ils pas ?

Les objets connectés, qui ne sont pas tous utiles, ont du mal à trouver des acquéreurs. Les magasins spécialisés réduisent la voilure.

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franceinfoJérôme ColombainRadio France

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Biscuit connecté, à Toulouse, le 30 novembre 2015.
Biscuit connecté, à Toulouse, le 30 novembre 2015. (NATHALIE SAINT-AFFRE / MAXPPP)

Présentés il y a un an ou deux comme une révolution technologique et un Eldorado économique, les objets connectés, comme les montres, les trackers d’activité, les capteurs en tout genre, ont-ils du plomb dans l’aile ?

Faible engouement

Aux Etats-Unis, un tiers des utilisateurs de bracelets connectés (trackers d’activité) cessent de l’utiliser au bout de six mois. Du coup, des marques spécialisées dans ce domaine, comme Jawbone ou Fitbit, ne sont pas au mieux de leur forme. Les prévisions sont revues à la baisse. Les magasins spécialisés réduisent la voilure.

Les ventes de montres connectées plafonnent. Bref, on est loin de la révolution annoncée. Le site spécialisé dans les start up Maddyness parle carrément du  "royaume de l’inutile et de la poudre aux yeux".

Les raisons de l'insuccès

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette désaffection. Il s'agit notamment des contraintes techniques, avec les recharges quotidiennes pour les wearables. Il existe aussi des dysfonctionnements, des problèmes de connexion ou des données erronées. Certains produits ressemblent aussi à des gadgets : qui a besoin d’un rideau de douche connecté ? Des prix peuvent paraitre élevés, comme celui à 200 euros d'une brosse à cheveux connectée. Il faut avancer également la captation massive de données personnelles, qui peut inquiéter les utilisateurs. On y ajoute la vulnérabilité aux attaques informatiques. Et il s'agit enfin de souligner la méconnaissance du public face aux objets connectés.

La préhistoire des objets connectés

De nombreux objets connectés (OC) sont pourtant réellement utiles, dans le domaine de la maison connectée avec le chauffage, la lumière, les caméras ou dans le secteur de la santé, pour les thermomètres, les tensiomètres, les pèse-personnes.

Cependant, tous les produits ne sont pas faits pour tout le monde et chacun a ses propres besoins. Gartner prévoit qu’il se vendra quand même huit milliards d’OC cette année. La période de flottement devrait permettre de trier le bon grain de l’ivraie et de forcer les fabricants à améliorer leurs produits. On en est encore à la préhistoire des objets connectés. 

Biscuit connecté, à Toulouse, le 30 novembre 2015.
Biscuit connecté, à Toulouse, le 30 novembre 2015. (NATHALIE SAINT-AFFRE / MAXPPP)