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Laurent Ruquier : "J'ai passé un coup de fil et à ma grande surprise, Christine Angot a tout de suite été intéressée par On n'est pas couché"

Laurent Ruquier, animateur de télé et de radio, est l'invité de "Mise à jour", de Guy Birenbaum. 

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Guy BirenbaumRadio France

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Laurent Ruquier pendant les 28e Victoires de la Musique, le 8 février 2013.
Laurent Ruquier pendant les 28e Victoires de la Musique, le 8 février 2013. (BERTRAND GUAY / AFP)

Laurent Ruquier est un personnage multi-casquette, à la fois producteur de théâtre et animateur télé ou radio. Il revient ce samedi soir sur France 2 avec son émission On n’est pas couché pour la 12e saison, et il continue d'animer "Les Grosses Têtes" sur RTL. Sans compter le théâtre. Il est également le nouveau présentateur des "Enfants de la Télé", qui passent cette année de TF1 à France 2. C’était un souhait de sa part : "J’ai obtenu ce que je voulais. La direction de France 2 a très bien réagi quand j’ai demandé à être celui qui animerait les 'Enfants de la Télé' et ils n’ont pas mis très longtemps à me dire oui !"

Laurent Ruquier mène ses projets de front et ne redoute pas, avec On n'est pas couché, de faire la saison de trop : "J'ai toujours envie de faire l'émission, il y eu des périodes plus difficiles... Il y a quelque chose qui me plaît plus que tout dans 'On n’est pas couché', c’est une émission d’accueil formidable pour les artistes, les écrivains, les chanteurs, les acteurs, et j’ai un plaisir fou, encore, à choisir des invités que j’ai envie de recevoir."

Cette année Laurent Ruquier accueille Christine Angot pour remplacer Vanessa Burgraff dans la bande d''On n’est pas couché'. "Quand Vanessa m'a dit qu'elle ne ferait pas une saison de plus, j'avais des noms en tête. Depuis douze ans, on a à peu près toujours les mêmes candidats... J’avais envie de revenir aux fondamentaux de l’émission, c’est-à-dire ne pas prendre un ou une journaliste. Au début, on avait Michel Polac, Eric Zemmour, Eric Naulleau, ou même Natacha Polony, qui sont plus des éditorialistes ou des polémistes. Et c’est vrai que depuis des années, je lis les opinions de Christine Angot dans Libération. Quand je l'ai vue en face de François Fillon, je ne savais pas encore que je cherchais quelqu'un. Après, tous les fils se sont connectés et j'ai pensée à elle. A ma grande surprise, elle a tout de suite été intéressée."

Les réseaux sociaux : je t’aime moi non plus !

Laurent Ruquier n'est pas tendre avec les réseaux sociaux et les journalistes qui accordent crédit aux élucubrations qu'on y trouve parfois. "Les réseaux sociaux, je suis le premier à les utiliser, explique-t-il. Je suis sur Twitter, Instagram, c’est un élément de communication et d’information formidable. Je m’informe grâce à des sources sérieuses. En revanche, les commentaires que l’on peut lire de certains twittos, quand même souvent haineux, sont repris par des journalistes comme argent comptant... C’est ça qui me dérange ! On n'a pas appris à bien utiliser les réseaux sociaux."

Y aura-t-il des politiques recyclés en chroniqueurs dans une des émissions de Laurent Ruquier ? "Je préfère les avoir comme invités, c'est quand même mieux... Jean-Pierre Raffarin, par exemple, j'ai quand même un peu de mal à imaginer que quelqu'un qui a été un des plus mauvais Premiers ministres puisse donner des leçons ensuite."

Et dans une prochaine "mise à jour" de Laurent Ruquier, que voudrait-il lui-même modifier ? "Pas grand-chose... ni regrets, ni remords ! Peut-être effacer quelques interviews ou quelques promos... Aujourd'hui, on fait une interview et puis c'est repris, déformé. C'est plus délicat et plus compliqué qu'avant."

Laurent Ruquier pendant les 28e Victoires de la Musique, le 8 février 2013.
Laurent Ruquier pendant les 28e Victoires de la Musique, le 8 février 2013. (BERTRAND GUAY / AFP)