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Micro européen. Jusqu'où ira la crise avec la Turquie ?

Une tension diplomatique règne entre la Turquie et trois pays de l'UE : l'Autriche, l'Allemagne et les Pays-Bas.

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franceinfoMarie-Christine ValletRadio France

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Le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan, à Istanbul, le 12 mars 2017. 
Le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan, à Istanbul, le 12 mars 2017.  (OZAN KOSE / AFP)

En pleine campagne sur le référendum du 16 avril, le président Erdogan reproche à ces trois pays d'avoir refusé la venue chez eux de ministres turcs qui devaient assister à des meetings électoraux avec la diaspora turque.

Les Pays-Bas sont particulièrement ciblés

Et ce, après l'expulsion d'une ministre entrée clandestinement.
Voici les commentaires de Peter VERMAAS du journal néerlandais NRC Handelsblad et d'Ahmet INSEL, chroniqueur pour le journal turc Cumhuriyet.

Cette affaire aura en tout cas permis à Marc Rutte, le premier ministre néerlandais de remporter les élections législatives du 15 mars. Selon Peter Vermaas, il a montré sa fermeté et cela a fonctionné. Mais fallait-il interdire à deux ministres turcs une présence sur le sol néerlandais ? Dans un éditorial paru cette semaine, le journal NRC Handelsblad a écrit qu'on ne pouvait pas critiquer les atteintes aux libertés en Turquie et décider d'une telle interdiction.

Ahmet INSEL rappelle qu'à l'occasion des législatives de 2015 en Turquie, des membres du gouvernement turc avaient pu venir faire campagne auprès de la communauté turque d'Europe, en Allemagne comme aux Pays-Bas.

Le vocabulaire de "tension" du président Erdogan

Si le président Erdogan traite de "nazis" et de "fascistes" les dirigeants allemands et néerlandais, c'est sans doute dû à la tension de cette période électorale. D'autant qu'il n'est pas sûr d'obtenir une majorité de Oui au référendum du 16 avril, alors qu'il souhaite une réforme de la Constitution pour renforcer ses pouvoirs. C'est d'ailleurs pour avoir plus de voix que les responsables turcs veulent faire campagne auprès des turcs installés en Europe.

Les deux invités commentent l'attitude de la France qui a autorisé le week-end dernier la venue à Metz du ministre turc des Affaires étrangères. Et ils répondent à la question sur le risque possible ou non de voir la Turquie dénoncer l'accord sur les migrants, conclu il y a un an avec les pays européens.

Le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan, à Istanbul, le 12 mars 2017. 
Le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan, à Istanbul, le 12 mars 2017.  (OZAN KOSE / AFP)