"On ne veut pas de space cowboys qui font n'importe quoi" : le Luxembourg choisit d'encadrer les activités spatiales

La première loi européenne sur l'exploitation des ressources spatiales est entrée en vigueur ce mardi au Luxembourg.

Le Luxembourg s\'ouvre aux entreprises du monde entier en leur offrant la première plateforme dédiée à l\'exploitation commerciale de l\'espace.
Le Luxembourg s'ouvre aux entreprises du monde entier en leur offrant la première plateforme dédiée à l'exploitation commerciale de l'espace. (CNES/D.DUCROS )
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franceinfoQuentin DickinsonRadio France

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Bien décidé à jouer un rôle dans l'exploitation des ressources spatiales, le Luxembourg a voté une loi en ce sens. Et le texte qui entre en vigueur ce mardi 1er août, autorise les entreprises à partir à la conquête commerciale de l'espace. Le Grand-Duché pourrait ainsi devenir le leader dans le commerce des ressources minières dans l'espace.

Cette loi permet aux entreprises d’aller chercher sur la Lune, sur les planètes ou bien sur les astéroïdes les plus proches, les matières premières qui y existent en abondance. Ensuite, soit de les ramener sur terre pour les exploiter, soit de les utiliser directement de l'espace.

La glace qui vaut de l'or

La glace que l'on trouve sur la lune et sur les astéroïdes, le Vice-Premier ministre luxembourgeois, Etienne Schneider, compte la transformer "en hydrogène et en carburant qui nécessaires pour faire le plein des satellites autour de la terre". 

Dans 10 ans, la langue officielle de l'espace sera le luxembourgeois

Etienne Schneider, Vice-Premier ministre du Luxembourg

à franceinfo

Etienne Schneider assure qu'il y a déjà des contrats signés avec des entreprises pour exploiter la glace "qui a une valeur énorme."

Premiers à exploiter ces ressources

"La question n'est pas, si ça va arriver mais quand est-ce que cela va arriver?", juge le Vice-Premier ministre luxembourgeois. Selon lui, le Luxembourg sera le premier pays à se lancer dans ces activités. D'ailleurs, une soixantaine d’entreprises et plusieurs États d’Europe sont déjà venus se renseigner convaincus du risque de rater le coche d’une affaire en or.

Le pays va donc offrir une base légale à ces nouvelles activités, s'appuyer sur sa place financière, deuxième mondiale en matière de fonds d'investissements. En plus le Grand-Duché sera actionnaire des initiatives les plus prometteuses, une méthode qui s’était déjà avérée très rentable dans le domaine des satellites de télécommunication.

Etienne Schneider, ex-patron de l'Agence spatiale européenne, précise toutefois que ces activités sont réglementées : "On ne veut pas avoir des space cowboys qui font n'importe quoi dans l'espace."

L'exploitation commerciale de l'espace, interview d'Etienne Schneider ex-patron de l'Agence spatiale européenne.
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