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Delphine Batho dit-elle vrai sur l'ouragan Sandy ?

Un mois après le passage de la terrible tempête, la ministre de l'Ecologie affirme que son coût aux Etats-Unis est de 41 milliards de dollars. Vrai ou faux ? Réponse ici.

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Radio France

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Faux  

41,9 milliards, c'est la facture uniquement pour l'Etat de New York, ce qui n'est pas la même chose. Même si cet Etat a été le plus touché le 29 octobre, il ne faut pas oublier le New Jersey, où les dégâts sont estimés à 30 milliards de dollars.
Pour ces deux seuls territoires, la facture se monte déjà à près de 72 milliards de dollars. On ne compte pas les dégâts dans les autres Etats du nord-est du pays.  

New York  

Pour l'Etat de New-York, le gouverneur Andrew Cuomo estime que la facture de 41,9 milliards se découpe ainsi : près de 33 milliards pour les réparations et près de 9 milliards pour les dépenses de préventions, en cas de nouvelle tempête, pour mieux protéger les réseaux électriques et téléphoniques par exemple.
Rien que dans la ville de New-York, Sandy a causé pour 19 milliards de dollars de pertes selon le maire de la ville Michael Bloomberg. 

Comparaison avec Katrina

Un mois pile après la catastrophe, les Américains commencent à y voir plus clair : ils font des comparaisons avec Katrina, l'ouragan, qui avait meurtri la Nouvelle-Orléans en aout 2005.
Katrina a tué 1.800 personnes, contre plus de 100 pour Sandy.
Katrina a couté plus de 100 milliards de dollars, ce qui est bien plus important que Sandy.

En revanche, Sandy a été plus dévastatrice sur un certain nombre de points que met en avant le gouverneur de l'état de New York.
Avec Sandy 305.000 habitations ont été détruites ou endommagées, contre 214.000 pour Katrina.
2,1 millions de personnes ont été privées d'électricité, contre 800.000 par Katrina.
Le nombre d'entreprises touchées par Sandy est de plus de 265.000, contre 18.700 pour Katrina.
Les dégâts économiques, immobiliers et commerciaux sont bien plus graves que pour Katrina étant donné la densité de New York.

Par exemple, on sait maintenant que des populations qui habitaient sur les côtes de l'état de New York et du New Jersey vont devoir quitter ces secteurs. Le prix de réparation des maisons est faramineux et les primes d'assurances vont augmenter dés le 1er janvier de 20 à 25%. Seules les plus fortunées pourront rester sur les zones côtières.

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