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Le mot de l'éco. Traité transatlantique : l’UE reconnait qu’il n’y aura pas d’accord avant la fin de la présidence Obama

Le mot de l'éco cette semaine, c'est traité transtlantique, aussi appelé TTIP. Traité très controversé, mais qui ne verra peut-être pas le jour. En tout cas, pas dans l'immédiat.    

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Isabelle ChailloufranceinfoRadio France

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Objectif initial de la Commission européenne, la conclusion sous l\'administration Obama de l\'accord de libre-échange (TTIP ou Tafta) en négociation entre l\'UE et les Etats-Unis n\'est désormais plus envisagée par les ministres européens du Commerce, qui étaient réunis vendredi 23 septembre à Bratislava.
Objectif initial de la Commission européenne, la conclusion sous l'administration Obama de l'accord de libre-échange (TTIP ou Tafta) en négociation entre l'UE et les Etats-Unis n'est désormais plus envisagée par les ministres européens du Commerce, qui étaient réunis vendredi 23 septembre à Bratislava. (PHILIPPE TURPIN / MAXPPP)

L'Union Européenne a donc reconnu hier, qu'il n'y aurait pas d'accord avant la fin de la présidence Obama. Ce qui s’apparente à la reconnaissance d’un état de fait.

Les négociations, pourtant entamées il y a trois ans patinent. Et de toute façon, plus personne ne pariait sur un accord avant la fin officielle du mandat de Barack Obama en janvier prochain.

D'autant qu’au sein de l'Union Européenne, les Etats ne sont pas tous sur la même longueur d'onde. Il y a quelques semaines, 12 pays dont l'Italie, l’Irlande et l'Espagne ont clairement redit leur soutien à ce traité.
La France quant à elle plaide pour une suspension voire un arrêt des négociations.
Les chefs d'Etat devraient examiner le sujet lors d'un conseil européen fin octobre.

Un traité controversé

Ce traité de libre-échange est censé créer une immense zone commerciale : les Etats-Unis + l'Union Européenne, soit  820 millions de consommateurs. 

L'idée c'est donc de fluidifier les échanges économiques en facilitant  les importations, les exportations et les investissements entre les deux rives de l’Atlantique. Cela veut dire qu'il faut lever les barrières, limiter ce qui aujourd'hui entrave les échanges commerciaux.

Les Etats-Unis et l’Europe doivent donc s'entendre sur une réduction des droits douanes. Et surtout sur une harmonisation des normes, des règlementations. Si en Europe et aux Etats-Unis, les entreprises sont soumises aux mêmes standards, il leur serait alors plus facile d'exporter des deux côtés de l’Atlantique, sans avoir à adapter leurs produits aux normes locales puisqu'elles seraient identiques.

Plus précisément, l'harmonisation des normes porterait sur plusieurs secteurs d'activité : automobile, textile, cosmétique, pharmacie, pesticides, nouvelles technologies ou encore produits chimiques.

Des points d’achoppement

Et ils portent essentiellement sur la question des normes sanitaires car les Etats-Unis cherchent à faire prévaloir leurs standards où sont autorisés les OGM, les hormones.

Or, cette question des réglementations est fondamentale. C’est le reflet d'un mode de vie, d'un modèle de société. Les opposants au TTIP n'ont d'ailleurs cessé de dénoncer le risque d'invasion de la malbouffe américaine en Europe.

Et puis il y a d'autres points d'achoppement comme l’idée de créer des tribunaux arbitraux, pour trancher les litiges entre les Etats et les multinationales ou encore la question de l'accès des entreprises européennes aux marché publics sur le territoire des Etats-Unis.

Objectif initial de la Commission européenne, la conclusion sous l\'administration Obama de l\'accord de libre-échange (TTIP ou Tafta) en négociation entre l\'UE et les Etats-Unis n\'est désormais plus envisagée par les ministres européens du Commerce, qui étaient réunis vendredi 23 septembre à Bratislava.
Objectif initial de la Commission européenne, la conclusion sous l'administration Obama de l'accord de libre-échange (TTIP ou Tafta) en négociation entre l'UE et les Etats-Unis n'est désormais plus envisagée par les ministres européens du Commerce, qui étaient réunis vendredi 23 septembre à Bratislava. (PHILIPPE TURPIN / MAXPPP)