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Le mot de l'éco. La France des start-up

Le Président Macron a annoncé cette semaine la création d’un fonds de 10 milliards d'euros pour le développement et le financement de ces jeunes pousses.

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Isabelle ChailloufranceinfoRadio France

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Le personnel d\'une start-up en train de travailler.
Le personnel d'une start-up en train de travailler. (HERO IMAGES / HERO IMAGES)

Emmanuel Macron s’est rendu avant-hier à VivaTech, le grand rendez-vous des start-up et du numérique. Le chef de l’État a annoncé la création d’un fonds de 10 milliards pour le développement et le financement de ces jeunes pousses.

"Start-up", l’anglicisme est quasiment passé dans le langage courant pour désigner ces jeunes pousses dans des secteurs innovants, avec une forte perspective de croissance et des besoins de financement massifs. On compte aujourd'hui près de 9 000 start-up en France dont 3 000 rien qu’à Paris.

 Paris en bonne position dans la compétition mondiale

Et dans la compétition que se livrent les  grandes capitales, Paris est plutôt bien placée. Le plus grand incubateur mondial de start-up ouvrira à Paris, à la fin du mois. Il s'agit de la Station F, un projet soutenu par Xavier Niel, le patron de Free. 

La capitale française est aussi, en nombre de jeunes entreprises technologiques, la deuxième ville européenne juste après Londres. Mais en nombre de levées de fonds, Paris a pour la première fois l’année dernière dépassée sa concurrente britannique.

Le capital risque

Car quand on parle de start-up, on parle aussi de capital risque. Le capital risque, c'est le financement de ces jeunes entreprises innovantes, via des prises de participation dans le capital.
En France, la BPI, créée en 2012, est  le premier fonds de capital risque, avec 1,3 milliard de financements accordés en 2016.
Mais le paradoxe c'est que si les start-up fleurissent en France, il leur est encore difficile de trouver les fonds pour croitre et s'internationaliser.

Schématiquement, en terme de capital risque, au départ, il y a une phase "d'amorçage" où les entreprises arrivent à trouver les financements nécessaires à leur lancement, souvent quelques centaines de milliers d'euros, mais c'est ensuite que les choses se compliquent, lorsque des start-up confirmées ont besoin de tours de table à plus de 10 millions.

Cela dit, en 2016, neuf start-up françaises ont tout de même réussi des levées de fonds à plus de 30 millions de dollars, notamment Sigfox, le spécialiste de l’Internet des objets, qui a réalisé une levée de fonds de 150 millions d'euros. 

De la start-up à la licorne

"Licorne", cette expression vient de la culture anglo-saxonne du capital risque. Et comme l’animal imaginaire, les licornes sont rares et donc précieuses. Les licornes sont des start-up non cotées en bourse et dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. En France, cette définition de licorne s'applique par exemple à Blablacar, le site de covoiturage.

Le personnel d\'une start-up en train de travailler.
Le personnel d'une start-up en train de travailler. (HERO IMAGES / HERO IMAGES)