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"La promesse de Mangalore" d’Yves Aubin

L’indépendance américaine n’aurait pas été possible sans la France. C’est ce que rappelle dans son nouveau roman Yves Aubin. L’histoire d’un jeune français qui part se battre aux côtés de La Fayette contre les anglais aux Etats-Unis. Cet homme a vu la fin d’un monde. Né en Inde avant le Traité de Paris de 1763, il a assisté à la disparition totale de l’empire français.

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Philippe ValletRadio France

Mis à jour le
publié le

(La promesse de Mangalore, retitrée)

La promesse de Mangalore , d’Yves Aubin est publié aux éditions de Fallois – Note : ***

Né à Pondichéry, un temps possession française, le jeune Louis de Reynac déteste les Anglais, alors en train de se constituer un empire en Inde, au détriment des Français. En 1776, à peine âgé de 20 ans, mû par le goût de l’aventure et le désir d’en découdre, Louis s’embarque pour l’Amérique et joint les rangs des insurgés américains.

Aux côtés du marquis de La Fayette, le jeune homme lutte pour l’indépendance des treize colonies. En Virginie, il tombe amoureux d’Ann Buckridge, jeune fille de notable que son père, résolument en faveur des Anglais, a fiancée, contre son gré, au cruel colonel Banastre Tarleton. Ces amours contrariées trouveront-elles à s’épanouir ? Entre-temps, Louis est envoyé à Québec pour y prendre la mesure des sympathies à la cause américaine des colons français du Canada, sujets britanniques depuis le traité de Paris en 1763. Il se cache même un temps à l’île d’Orléans, d’où il se met en rapport avec un recruteur canadien, un certain Clément Gosselin, mission qui fera de lui un espion aux yeux des Anglais et lui causera quelques ennuis.

Ce ne sont là que quelques-unes des péripéties de La promesse de Mangalore, haletante fresque historique qui mêle récit d’aventures, roman d’apprentissage et roman d’amour. D’une plume alerte et sûre, par la grâce d’une érudition aussi rigoureuse que légère, Yves Aubin raconte les joies, les peines, les colères, les idéaux, les ambitions, voire les doutes identitaires d’un jeune homme qui, d’un même élan, découvre la vie, l’amour et les révolutions. Jamais la grande histoire n’aura paru aussi proche et aussi vivante que la petite. Jamais lecteur, lectrice, n’aura eu le privilège d’être ainsi aux premières loges d’où observer la naissance des États-Unis d’Amérique, méditer sur le destin des peuples et, au passage, sur sa propre destinée.

(La promesse de Mangalore, retitrée)