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Le brief politique. Macron dénonce la colonisation en Algérie et choque la droite et le FN

Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche à la présidentielle, a qualifié le 14 février, la colonisation de l'Algérie par la France de "crime contre l'humanité", provoquant la colère de la droite et du Front national.

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franceinfoJulien LangletRadio France

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Emmanuel Macron, candidat d\'En Marche à la présidentielle française, en visite à Alger, le 13 février 2017.
Emmanuel Macron, candidat d'En Marche à la présidentielle française, en visite à Alger, le 13 février 2017. (RAMZI BOUDINA / REUTERS)

Tout part d'une interview accordée à la chaîne de télévision algérienne Echourouk News. Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche ! à l'élection présidentielle française, en visite en Algérie, est invité sur le plateau et lâche ces phrases : "La colonisation fait partie de l'histoire française. C'est un crime, un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes."

Emmanuel Macron choque la droite 

"Indigne", 'inadmissible", "une insulte à la France." La droite et le Front national crient au scandale. "Je pense que c'est assez irresponsable de faire ce genre de déclaration parce qu'on ravive des vieilles divergences qui ne sont pas nécessaires à raviver", déclare David Rachline, le directeur de campagne de Marine le Pen, présidente du FN. 

En meeting à Compiègne dans l'Oise, mercredi soir, François Fillon, le candidat Les Républicains, empêtré dans l'affaire Penelope, ne s'est pas fait prier pour sermonner son rival. "Cette détestation de notre histoire, cette repentance permanente, est indigne d'un candidat à la présidence de la République", a-t-il déclaré devant ses militants. 

François Hollande craint des cyberattaques

Le président de la République s'inquiète sérieusement des cyberattaques qui pourraient venir interférer dans la campagne présidentielle. François Hollande a même demandé un rapport sur le niveau de ces menaces, sans jamais citer la Russie pour autant. Mais tous les regards se tournent évidemment vers le Kremlin, accusé d'ingérence dans la campagne d'Emmanuel Macron. À droite, Éric Ciotti se moque : "L'élection présidentielle, jusqu'à preuve du contraitre, elle ne s'exerce pas sur les réseaux informatiques (...) tout ça fait partie un peu de la stratégie électorale de Monsieur Hollande et de Monsieur Macron qui manifestement témoignent qu'ils ont des intérêts communs. Monsieur Macron est le bébé Hollande dans cette élection", selon le député des Alpes-Maritimes.

La note du brief

On vous laisse le choix : entre 0/20 et 9/20 pour l'état de notre démocratie. Le maire de Clairvaux-les-Lacs dans le Jura, où est attendue Marine Le Pen, le 17 février pour un meeting, a refusé de mettre à disposition du FN, une salle de 600 places, pour des raisons de sécurité. "Ma réaction serait la même pour toutes les personnes présidentiables comme elle", assure Alain Panseri. L'élu, sans étiquette, craint des débordements dans sa petite commune de 1 500 habitants alors que des appels à manifester contre le FN ont été lancés. Le parti conteste cette décision et a saisi en référé le tribunal administratif de Besançon. L'audience a lieu jeudi 16 février. 

Emmanuel Macron, candidat d\'En Marche à la présidentielle française, en visite à Alger, le 13 février 2017.
Emmanuel Macron, candidat d'En Marche à la présidentielle française, en visite à Alger, le 13 février 2017. (RAMZI BOUDINA / REUTERS)