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Le brief éco. Le message économique d’Emmanuel Macron à Bruxelles

À peine élu, Emmanuel Macron est confronté aux attentes des partenaires européens. Même s'il bénéficie d'un contexte économique favorable, rien n’est gagné et le nouveau président le sait. 

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Emmanuel Macron, le 15 février 2016.
Emmanuel Macron, le 15 février 2016. (JOHN THYS / AFP)

Pas d’état de grâce pour Emmanuel Macron ! Avant même d’être investi président de la République, le voilà déjà placé devant ses responsabilités par Bruxelles, alors même que jeudi 11 mai, la Commission européenne publie les prévisions économiques pour chacun des pays membres.

Le projet et le défi europeén qui ont fait justement fait l'objet d'une vidéo du président élu et diffusée sur son compte Twitter mardi 9 mai dans la soirée.

Contrairement à son prédécesseur, le nouveau président entame son quinquennat sur une conjoncture plutôt favorable et acquise. Il pourra bénéficier de taux d'intérêt bien orientés pour rembourser la dette et probablement de 1,5% de croissance pour 2017, niveau que la France n’a jamais atteint sous François Hollande. 

Le message de Jean-Claude Juncker

Bruxelles s’apprête à confirmer cet optimisme économique. Pour autant, rien n'est gagné. Emmanuel Macron a d’ailleurs pu apprécier le message que lui a envoyé, lundi, le président de la Commission européenne.

Pour Jean-Claude Juncker, la France dépense trop d’argent public et au mauvais endroit. Situation intenable, à terme, aux yeux de M. Juncker. L’Etat français ne pourrait compter, à sens unique, sur la mansuétude de ses partenaires européens. Sous-entendu : il n’y a pas d’autres solutions que de faire des économies à l’heure où la France dépense pour ses budgets publics près de 60% de sa richesse produite chaque année. 

La France aura des gages à donner

Pierre Moscovici est moins sévère et se veut plus rassurant. Pour le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, il y a encore un petit effort à faire pour sortir la France de la phase de déficit excessif. Un effort à portée de main, dit-il, mais le mot "effort" est bel et bien prononcé.

Cette semaine reflète parfaitement ce que sera la tonalité de début de mandat. Emmanuel Macron devra envoyer rapidement des signaux très clairs à Bruxelles. Des preuves de bonne conduite budgétaire pour gagner la confiance des partenaires dont la France a besoin et, surtout, montrer qu’en tant que chef de l’Etat, il va savoir profiter de la conjoncture économique plutôt favorable pour remettre de l’ordre dans les finances publiques. Ce qu’ont tardé à faire, voire pas fait du tout, certains de ses prédécesseurs… et pas forcément le plus proche.

Emmanuel Macron, le 15 février 2016.
Emmanuel Macron, le 15 février 2016. (JOHN THYS / AFP)