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Salaire du patron de PSA : "Il faut savoir récompenser la réussite" pour Gattaz

Pour Pierre Gattaz, le président du Medef, il n'y a pas lieu de polémiquer sur le salaire de Carlos Tavares le patron de PSA. "Il faut savoir récompenser la réussite".

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Pierre Gattaz, président du Medef, invité de France Info, déclare qu'il faut "féliciter Carlos Tavares du redressement exceptionnel qu'il a fait de PSA ." Le salaire du PDG du groupe est au coeur de la polémique. En 2015, le salaire de Carlos Tavares a doublé passant de 2,7 millions d'euros à 5,2 millions.

"Il faut savoir récompenser la réussite. Bravo à ce qu'a fait Carlos Tavares " explique Pierre Gattaz qui poursuit : "Les salariés ont été récompensés par des primes d'intéressement. "

"Cette société fait quand même [vivre] 150.000 personnes, 55 milliards de chiffres d'affaires. Il y a quelques années, elle a été obligée de s'adosser à un actionnaire chinois, faisait des pertes, 5 milliards. Il a redressé en quelques mois cette société qui était en perdition, qui allait sur les rochers. C'est un cargo ."

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"Les PME et PME oubliées" de la loi El Khomri

Par ailleurs, Pierre Gattaz, président du Medef, estime que la version 2 du projet de réforme du travail, présenté par Myriam El Khomri, cet après-midi, "a été édulcorée par rapport à la version 1. Les grands oubliés ce sont les TPE et les PME. Ce sont eux les réservoirs d'emplois du pays ".

"Cette version 2 ne nous convient pas au Medef ", insiste Pierre Gattaz. "On passe à côté de la plaque. Si elle reste en l'état, on aura donné un coup d'épée dans l'eau. Notre crainte c'est qu'elle soit encore affaiblie, édulcorée, dans le passage à l'Assemblée. Nous sommes extrêmement inquiets. " Si les chiffres du chômage ne baissent pas c'est "parce que le marché du travail en France est verrouillé. C'est un château-fort, plus personne ne peut rentrer ."

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