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Jacqueline Sauvage : la remise gracieuse est "tout à fait équilibrée" estime Jean-Marie Le Guen

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, a estimé lundi sur France Info que la décision prise dans l'affaire Jacqueline Sauvage est "tout à fait équilibrée". Il estime que "la sensibilité de Christiane Taubira a pu s'exprimer" sur cette décision de grâce partielle.

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Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, a jugé lundi matin sur France Info la décision de France Hollande "tout à fait équilibrée ". Le président de la République a accordé à Jacqueline Sauvage une "remise gracieuse". Elle avait été condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent. "La décision qu'il prend est une décision tout à fait équilibrée dans ce sens qu'il traite humainement, et j'allais dire symboliquement, une position qui est forte. En même temps, il ne se met pas en contradiction avec une mesure de justice. L'équilibre est juste me semble-t-il et la décision est ressentie par beaucoup de Français comme assez légitime au-delà des 400.000 signatures [recueillies par la pétition-NDLR] ", a-t-il expliqué. 

Jean-Marie Le Guen a "cru voir et comprendre qu'il avait une certaine précaution à avoir une attitude où le président de la République intervient comme un souverain prenant une décision allant contre la logique des autres pouvoirs ." Pour lui, si François Hollande ne se sert pas facilement du droit de grâce, ce n'est pas "par manque de compassion mais par volonté de faire en sorte que le président de la République ne torde pas la réalité normale du pays, à savoir les décisions de justice ", a-t-il ajouté. Sur ce dossier, Jean-Marie la Guen pense que "la sensibilité de Christiane Taubira a pu s'exprimer " et il "imagine que François Hollande a voulu aussi en tenir compt e."

Déchéance nationalité : "six semaines à discutailler " pour un vote "à l'unanimité " en commission

"La France est un peu bizarre, il y a six semaines entre le passage au conseil des ministres et le passage à l'Assemblée. On a passé ces six semaines à 'discutailler', notamment à gauche y compris au PS, en partie des choses qui peuvent être entendues. Le jour où le texte passe à l'unanimité des commissaires socialistes aux lois, c'est-à-dire un phénomène politique important, qui montre qu'on est en train de sortir par le haut de cette situation, cela ne fait quasi pas d'information ", a regretté Jean-Marie Le Guen au sujet du texte sur la déchéance de nationalité.

 Il a rappelé que "les commissaires, une trentaine de députés socialistes qui étaient assez critiques et interrogatifs sur cette question, ont considéré que la nouvelle proposition gouvernementale est suffisamment forte pour, à l'unanimité, voter ce texte ." Le projet de loi constitutionnelle sera débattu à l'Assemblée nationale vendredi 5 février pour un vote prévu le 10 février.

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