L'interview politique, France info

Guéant et les contrats avec le Kazakhstan : "Rien ne met en cause Nicolas Sarkozy"

VIDÉO | L'ancien ministre de l'Intérieur était ce jeudi matin l'invité de France Info. Il a dénoncé la "pseudo-révélation" du Monde sur des commissions présumées en marge d'un contrat de vente d'hélicoptères avec le Kazakhstan en 2010.

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 "Je crois qu'on assiste dans cette pseudo révélation à un scenario qu'on a déjà trouvé dans d'autres occasions. Nous avons le titre du Monde 'Kazakhstan, l'affaire d'Etat qui inquiète Sarkozy'. Quand on lit l'article tout est au conditionnel et rien ne met en cause Nicolas Sarkozy" estime Claude Guéant.

Et si l'ancien ministre de l'Intérieur confirme le déplacement de Nicolas Sarkozy au Kazakhstan à la fin de 2009, et que "des contrats ont été évoqués", il assure que "ni Nicolas Sarkozy, ni le secrétaire général (de l'Elysée) que j'étais, ni personne à l'Elysée n'a participé à la négociation des contrats commerciaux ".

"Jamais le président Sarkozy n'a demandé quoi que ce soit à la Belgique"

Toujours selon Le Monde, "Nicolas Sarkozy aurait fait pression en 2011 sur le Sénat belge pour le sort judiciaire de trois hommes d'affaires d'origine kazakhe poursuivis en Belgique et permettre la conclusion de ces mirifiques contrats". Mais pour Claude Guéant, "jamais le président Sarkozy n'a demandé quoi que ce soit à la Belgique".

Mais dit-il "ce qui est vrai c'est que des collaborateurs de l'Elysée ont suggéré à monsieur Chodiev qui était proche du président du Kazakhstan, le nom d'un avocat susceptible de le défendre avec efficacité. Cet avocat a fait son travail. Et puis c'est tout". 

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Bygmalion : "C'est une affaire de l'UMP, pas de Nicolas Sarkozy "

Claude Guéant s'est aussi fait l'avocat de l'ex-chef de l'Etat dans l'affaire Bygmalion. "C'est une affaire de l'UMP, pas de Nicolas Sarkozy ". Il a affirmé que lui-même avait "découvert cette affaire comme tout le monde, dans la presse."   Et il a demandé  une enquête sur un "déferlement de violations du secret de l'instruction ou du secret de l'enquête ", qui a commencé "dès le lendemain " de l'annonce de la candidature de Nicolas Sarkozy. "C'est quelque chose qui m'interpelle parce que c'est grave. Il y a des violations qui ne peuvent venir que de la police, de la justice ou du pouvoir".

 

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