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Mandon : "Les entreprises vérifieront l'impact des lois les concernant"

A partir de janvier 2015, un groupe de neuf chefs d'entreprises et d'experts évaluera l'impact de toute nouvelle loi sur les entreprises, avant même que le Parlement examine le texte. Pour Thierry Mandon, secrétaire d'Etat chargé de la simplification, il faut faire comme en Angleterre : "une charge créée, une charge enlevée".

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Jean LeymarieRadio France

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La nouvelle autorité annoncée par le secrétaire d'Etat chargé de la simplification entrera en fonction dès le début de l'année prochaine. "En France, on vote mal la loi ", constate Thierry Mandon :

"Quand on vote un droit nouveau, on sous-estime la mise en œuvre concrète de ce droit (...) Il faut désormais, qu’avant de voter un texte, on demande à ceux qui seront chargés très concrètement de l'appliquer si, d’après eux, les conditions de mise en œœuvre sont bonnes ou non."

Le secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et à la simplification affirme aussi que le gouvernement va "simplifier " le compte pénibilité, qui doit entrer progressivement en vigueur :

"Il le faudra (...) Le dispositif est trop compliqué. Le gouvernement l'a reconnu. Il y a quelques difficultés de mise en œuvre. Mesurer le nombre d'heures qu'un salarié passe à porter des charges, ce n’est quand même pas simple."

Sur ce point, Jean-François Roubaud, le patron de la Confération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) s'est délaré satisfait qu' "enfin, les chefs d'entreprises aient été entendus ".

"Il aurait fallu y réfléchir avant, on aurait pu éviter des polémiques" : Jean-François Roubaud (CGPME)
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Le compte pénibilité "sans claques"

D'après Marisol Touraine, la ministre de la Santé, les entreprises pourront effectuer les démarches nécessaires d'un simple "clic ". Thierry Mandon, tout en défendant le principe du compte pénibilité, tempère :

"C'est un peu plus qu'un clic. Il ne faut pas que ce dispositif crée des claques pour ceux qui sont chargés de le mettre en œuvre". 

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