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Un lombricomposteur à Paris, sur une terrasse !

Au jardin, en pot ou en jardinière, c'est la bonne saison pour bouturer les sedums et pour planter les arums et les figuiers. Au potager, n'oubliez pas de désherber et de pailler les salades. Et pour les fans de "topiaires", on peut commencer la taille des buis qui vous devrez terminer en mai.

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Marie de Paris
envisage d'installer un lombricomposteur sur sa terrasse orientée plein
sud. Elle se demande quel modèle et quelle taille elle doit prévoir pour une
famille de six personnes.

CB : Pas de soucis pour installer un lombricomposteur. Mais attention cet été ! Pensez à l'abriter des chaleurs excessives. Le lombricompostage est un processus naturel de transformation des matières organiques végétales qui s'opère au contact de l'air et de l'humidité ambiante, grâce au travail des micro-organismes comme les vers de terre mais aussi les bactéries et les champignons. On trouve dans le commerce des mini-lombricomposteurs fabriqués à partir de matériaux recylcés et recyclables. Renseignez-vous auprès de votre mairie, elle peut vous proposer ces lombricomposteurs.

Séverine remarque que son
jardin est de plus en plus envahi par la mousse, sans doute dit-elle, à cause
des pluies de cet hiver. Il y a aussi des petites plantes grasses, comme des
algues. Elle voudrait savoir comment s'en débarrasser. Elle se demande si les
désherbants utilisés par ses voisins ne sont pas aussi responsables de cette
invasion.

CB : en règle générale, les mousses, les lichens et les algues terrestres se développent dans les endroits ombragés et humides au jardin. Un gazon régulièrement entretenu, scarifié, voire sablé sur un terrain bien drainé et non constamment à l'ombre, ne devrait pas voir se développer considérablement les mousses. Les produits à base de sulfate de fer permettent de lutter contre la mousse mais attention, une utilisation trop régulière acidifiera le sol. Hormis un labour, une aération du sol et un regarnissement régulier avant l'hiver de la pelouse, il n'existe pas de véritables méthodes efficaces contre le développement des mousses.

Serge à Saint-Thibault-des-Vignes en Seine-et-Marne souhaite planter en bordure de son potager de la
ciboule vivace mais il n'en trouve pas en jardinerie, ni en graines, ni en
pot.

CB : la ciboule commune est une plante vivace peu sensible aux maladies et parasites dont sont victimes d'autres plantes potagères de la même famille. Les jardiniers l'appellent parfois ail fistuleux, oignon d'Espagne ou cive. C'est une aromatique dont la saveur rappelle un peu celle de la ciboulette, de l'oignon blanc et parfois du poireau. Ses graines peuvent être semées en place dès maintenant et jusqu'à fin juin. Malheureusement, seules les maisons grainières spécialisées dans les aromates et les légumes anciens proposent des semences.

Jean-Pierre à Boissy-le-Sec
(près d'Étampes) voit les feuilles de son cognassier se couvrir de petites
tâches couleur chocolat, après chaque floraison. Du coup, les coings murissent
mal. Comment combattre cette maladie sans utiliser de produits chimiques ?

CB : le cognassier de Jean-Pierre est agressé par la maladie des tâches noires. Cette maladie cryptogamique est caractérisée par des taches brunes sur le feuillage. Ces taches grandissent en saison et les feuilles deviennent jaune pâle. Et tombent prématurément. Il faudra traiter avant floraison avec une décoction de prêle associée à de l'oxychlorure de cuivre qui est autorisé en jardinage biologique. Renouvelez le traitement après la chute des pétales, puis 10 jours après. Un fongicide à base de souffre liquide existe aussi. Il faudra l'utiliser régulièrement dès maintenant et jusqu'en octobre.

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