Infos médias : l'invité, France info

Johan Hufnagel (Libération) : "on doit penser à partir d'Internet"

Quel avenir pour Libération ? Après avoir été en quasi-faillite, le quotidien a été recapitalisé cet été par ces nouveaux propriétaires, qui ont confié à Laurent Joffrin et Johan Hufnagel la mission de donner un nouveau souffle au journal. Johan Hufnagel, directeur délégué, est l'invité d'Info Médias.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
avatar
Céline AsselotRadio France

Mis à jour le
publié le

(Avec 93.000 exemplaires vendus chaque jour, Libé est en perte de vitesse © REUTERS/Charles Platiau)

Co-fondateur de slate.fr, Johan Hufnagel a pris ses fonctions il y a tout juste une semaine. Sa mission en tant que nouveau directeur délégué de Libération ? "Je suis chargé de repenser les contenus de Libé sur tous les supports du journal. J'ai des idées, mais je n'arrive pas avoir un plan tout fait. On va travailler à convaincre ceux qui ne sont pas convaincus, et mettre en place de nouvelles habitudes et de nouveaux formats d'écriture où Internet va être beaucoup plus présent. Il faut imaginer tous nos formats en pensant à partir d'Internet".

Johan Hufnagel a été nommé à la tête de Libé par ses nouveaux propriétaires, en binôme avec Laurent Joffrin. Ce dernier est peu connu pour son intérêt pour le web, mais "la collaboration se passe bien " : "on va travailler ensemble sur ce nouveau départ, c'est bien de mélanger les deux mondes".

Les ventes de Libé en chute libre

Les ventes de Libération, en forte baisse, sont désormais de 93.000 exemplaires par jour. Selon Johan Hufnagel, "on va tout faire pour redonner envie aux lecteurs de nous lire, et si possible de nous acheter. La presse papier représente encore l'essentiel de nos revenus. Mais ça devient de plus en plus difficile, car la presse correspond moins aux nouveaux usages des lecteurs." Pas question pour autant de cesser de croire au papier : "on a encore besoin de figer l'actualité à un moment. Le papeir permet encore de se poser, de garder une information en mémoire presque de manière visuelle".

"On est à l'aube d'un nouveau départ"

La crise à Libé est-elle passée ? "Pendant l'été, j'ai lu de nombreuses contributions des salariés de Libé" assure le nouveau numéro 2 du titre. "Et j'ai trouvé encore beaucoup d'enthousiasme. C'est vrai, il va falloir réfléchir à notre rôle, se demander à quoi va servir Libération demain, comment on informe nos lecteurs. Mais j'ai senti une vraie envie de changer. Avec l'arrivée des nouveaux actionnaires qui ont sauvé Libé de la faillite, on est à l'aube d'un nouveau départ."

(Avec 93.000 exemplaires vendus chaque jour, Libé est en perte de vitesse © REUTERS/Charles Platiau)